Rpg Twilight, contexte alternatif au tome 1 : Fascination
 
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 Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)

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MessageSujet: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Ven 18 Nov - 22:19

    Cela faisait 3 jours. 3 jours depuis quoi ? Depuis que j'avais fait un bon en arrière dans le temps. Me voilà revenu au temps où les vampires n'existaient que dans les contes ou dans les cauchemars des enfants. Ne me demandez pas comment, ni pourquoi. Le fait était bien là. J'étais parti à Forks pour venger la mort de Gabrielle, tuée par une bande de sale clébards puants et me voilà d'un coup ramené quelques décennies en arrière. Poufff. Comment était-ce possible ? Aucune idée. Mais je n'étais pas maboul cela au moins c'était sur. Enfin, pas à ce point là disons.
    Heureusement pour moi, je gardais en permanence des lentilles de contact sur moi, même depuis que les vampires avaient révélés leur existence au monde. Heureusement que j'étais prudent et prévoyant.

    Donc bref, j'étais catapulté dans le passé depuis 3 jours, je ne savais pas comment ni pourquoi mais j'étais là. Et je comptais bien en profiter. Il fallait que je retrouve Gabrielle, puisqu'à l'époque elle était en vie et justement, je voulais lui sauver la vie. Mais il fallait que je la trouve pour cela bien sur. Je la cherchais dans la ville depuis mon arrivée. ( où voulez vous que je cherche aussi ? ) Pour l'instant je n'avais pas réussi grand chose à part à provoquer quelques incidents. J'avais oublié certaines « subtilités » de cette époque. Comme ne pas traverser au feu rouge, ce genre de choses. Rien d'important.

    Ce jour là, donc, j'étais vêtu d'un long manteau noir (sans capuche) ouvert sur une chemise sombre et un jean bleu. Je me promenais en ville, une fois de plus, lentilles de contact en service. Je commençais à avoir soif d'ailleurs. Je passais devant la devanture d'un restaurant. Je me figeais. Il me semblait reconnaître Gabrielle. Enfin, sa chevelure. Vue de dos. Donc évidement les chances que ce soit vraiment elle étaient minces et j'avais déjà eu plusieurs fausses pistes de ce genre. Mais je tentais le coup. J'entrais. Aussitôt je fus assailli par l'odeur des humains de ce lieu confiné. Elle me donna encore plus soif. Mais je conservais un visage neutre et impassible, comme d'habitude.
    Je me faufilais entre les gens, le restaurant était bondé.

    Enfin, je vis sa table. Oui, c'était bien Gabrielle mais elle était attablée avec une humaine. Une jolie brunette aux cheveux délicatement bouclées. J'allais m'avancer vers Gabrielle, mais... elle prit une bouchée du plat qui était dans son assiette et bu une gorgée d'eau. Beurk. Je fis la grimace. Et là, je surpris le battement d'une veine dans son cou. Elle était donc...humaine. Je m'adossais au mur, j'étais encore à une certaine distance de la table de Gaby. Je ne quittais pas Gabrielle des yeux, oui maintenant je voyais parfaitement les détails que j'aurais du remarquer tout de suite, mais dans ma joie j'étais passé à côté. Je ne savais plus très bien quoi faire.
    Alors je restais là, adossé contre mon mur. Elle se retourna vers moi, avec la désespérante lenteur du genre humain. J'imagine qu'elle avait sentie que je la regardais. Ah peut être pas. Son amie me regardait d'un air insistant aussi.

    Visage glacial et impassible, je soutenais le regard de Gabrielle rivé dans le mien. Sans ciller. Et sans bouger d'un iota. Le visage toujours froid comme la banquise, je sortis du restaurant comme si de rien n'était et allais m’asseoir à la terrasse d'un bar en face. Elle allait bien finir par sortir. Je ne voulais pas l'aborder dans ce restaurant bien trop peuplé à mon goût.
    Je m'assis sur une chaise, commandais une boisson que de toute façon je ne boirais pas et attendis.
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Sam 26 Nov - 0:56

    Le réveille sonne. Encore et encore. Aaaaaah mais quel bouquant ! Non d’un chien, il allait arrêter de sonner cette connerie à deux balles ? J’enfoui ma tête sous l’oreiller mais rien n’y fait le bruit était telle que je finis par donner un coup au réveil qui alla s’écraser pitoyablement sur le sol. Bruit de verre brisé. Je me relevai d’un coup. Et mer…credi. Je venais de casser une fois de plus mon réveil. Je soupirai. Combien de plus fallait-il que j’en casse pour comprendre qu’il fallait seulement que j’appuie sur un bouton pour l’arrêter ? Bon d’accord un violent coup dedans faisait aussi très bien l’affaire, mais disons qu’à la longue cela devenait un peu couteux. Je soupirai, une fois de plus. Je finis par me lever et aller prendre la douche. Tandis que l’eau chaude me faisait un plus grand bien pour me réveiller, me revint en mémoire le déjeuner que je devais prendre avec Laetitia, qui voulait sortir avec John mon dernier petit copain en date. Nous étions samedi et aujourd’hui était le premier jour des vacances d’automne. Je venais de rentrer de l’université de l’Oregon. Ce n’était pas le plus prestigieux comme Harvard mais mes parents adoptifs n’étaient pas non plus des riches. J’étais tombé dans une famille de richesse moyenne et qui m’apportai beaucoup d’amour, c’était sympa de leur part, de m’avoir recueilli après que ce bouffon de … enfin bref. Je n’allais ni pleurer sur la tombe de mes parents ni tombé dans une gentillesse excessif… ce n’était pas mon genre.

    J’enfilai une serviette de bain autour de moi et allait vers mon dressing. Qu’allais-je donc pouvoir porter pour ce déjeuner ? Devais-je me la jouer simple et bonne amie ou plutôt garce qui allait bien sous-entendre ce que cela voulait dire ? M’habiller en simple bonne amie n’était pas mon style. J’optai donc pour un chemisier en soie rouge dévoilant légèrement mes attribue féminin, je prie un jean et des bottes noires que j’avais mise par-dessus. Ma veste en cuir m’attendrais ensuite.

    Après une matinée banale en compagne de mon frère d’adoption, la matinée prit fin et un peu avant midi je pris ma veste en cuir et prit la porte pour partir vers le restaurant ou l’on s’était donnée rendez-vous. Juste avant de claquer la porte ma mère me demanda si j’avais rendez-vous avec John. Avec un sourire je lui répondis que c’était terminé entre lui et moi. Elle leva les yeux et murmura « encore ». Et oui encore.

    Lorsque j’arrivais enfin au restaurant Laetitia m’attendait déjà à la table. Lorsque j’arrivais elle ne put retenir un petit Whaou qui s’échappa de ses lèvres. Et oui, tu ne seras jamais plus belle et plus convoitée que moi ! Nous commandâmes à manger et elle me servit son baratin durant tout le long du repas. Jusqu’à ce que je ressente comme une présence dans mon dos. Je l’ignorais facilement pensant que c’étais juste un jeune homme bavant devant ma magnifique corpulence et beauté. Mais au bout d’un moment, Laetitia regarda droit derrière moi, avec une petite touche de bave dégoulinant de sa lèvre … pour ainsi dire.

    Je me retournai aussi pour savoir ce qui la mettait dans cet état la. Un homme. Manteau noir, t-shirt noir et jean bleu foncé. Un blond, quant à ces yeux, je ne saurais dire, il était trop loin. Il avait un visage assez froid, puis il partit brusquement. Quand à nous, nous continuâmes notre déjeuner, et je lui filai quelque petit conseil avec John. Vrai … faux, il y avait de tout. Puis nous nous séparâmes et j’allais prendre mon joli dessert en face d’un café. Je me retournai et m’apprêtais à reprendre ma route quand l’homme du restaurant se tenait devant moi. Un sourire arriva sur mon visage et je m’excusais puis le contourna mais il me retint par le poignet avec une force incroyable. Je lui fis face et essayai de me dégager … en vain. Non d’un chien, mais qu’est-ce qu’il me voulait cet homme aux yeux rouge ? Attends, revenons en arrière quelques instant, j’ai dit rouge ? Oui en effet, bien rouge, ces yeux était vert quand je l’avais contourné mais la, ils étaient rouge. Oula ! Attention bientôt j’allais me mettre à voir des éléphants roses faisant leurs courses à dos de kangourou. Je lui jetai un regard emprunt de curiosité.

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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Sam 10 Déc - 22:44

    Je la vis enfin sortir. Je sautais sur mes pieds et me pointais devant elle. Elle voulut me contourner, un sourire d'excuse sur le visage. Je ne lui laissais pas le temps de me dépasser en la saisissant par le poignet. Elle tenta de se débattre, en vain, bien entendu. Et évidement ce fut pile au moment où elle me fit face que je sentis mes lentilles se désintégrer en un léger chuintement. Aie. Elle l'avait remarqué. Mais je ne voulais pas la terrifier tout de suite alors je fis semblant de me pencher pour ramasser quelque chose et pendant ce très bref laps de temps, je mis une nouvelle paire de lentilles grâce à ma vitesse vampirique. Par contre, je n'avais pas fait attention de quelle couleur elles étaient. Tant pis.

    Elle me regardait avec curiosité, les yeux légèrement écarquillés. Mais je n'étais absolument pas préparer au bouillonnement d'émotions qui me saisit dès que je vis son visage. Soulagement d'abord, de l'avoir trouvée. Et puis, une terrible colère. Ma main me démangeait, je lui aurais bien collée une baffe mémorable mais d'une part je lui arracherais la tête puisqu'elle était encore humaine et d'autre part, elle ne comprendrait pas pourquoi j'avais fait cela (dans le bref instant avant que sa tête parte valdinguer à 25 mètres de là). Je mourrais d'envie de lui hurler dessus pendant une bonne heure pour lui dire combien sa stupidité, sa crétinerie, son idiotie et son égoïsme étaient sans limites. Et qu'elle avait de la chance d'être mort parce que je l'aurais bien achevée de mes mains en cet instant. Comment avait-elle osée partir sans rien dire de ce projet débile ! Sans rien me dire !

    Je me ressaisis et repris pied avec la réalité : cette Gabrielle là n'existait pas encore. Faute de mieux, je défoulais ma colère sur le dossier d'un fauteuil qui n'avait rien demandé mais qui était juste à côté de moi. Le plastique se déforma comme du beurre sous mes doigts. Pendant ce temps, je me forçais à sourire d'air aimable. C'était quoi déjà son nom d'humaine ? Ah oui.
    Je ne savais pas trop comment aborder le sujet des vampires, de ce qu'elle avait été/ allait être et de mon époque de provenance. Commençons simple.

    - Vous êtes bien Gabrielle Lewis ?
    J'enlevais ma main du dossier de la chaise qui ressemblait désormais à une chaise design d'un goût douteux. Sans attendre la réponse à ma question, j’enchaînais. Après tout je connaissais déjà la réponse. J'aimerais vous parler. Vous ne me connaissez pas, mais moi je vous connais. Je m'appelle Ayden. Un autre sourire encourageant qui se voulait rassurant plus tard : Prenez donc un siège.

    Une légère brise m'amena l'odeur de sa peau. Un mélange de fraise et de lavande avec une légère note de citron. L'odeur embrasa ma gorge. Un peu différente de son odeur vampirique mais tout de même très attirante. Une veine de son cou palpitait. Heureusement le vent tourna et je réussi à détacher mes yeux de son cou. Le tout n'ayant duré que quelques secondes tout au plus.

    Je m'assis à la table que je venais de désigner et me laissa aller en arrière contre le dossier comme j'avais l'habitude de faire. Elle était indécise, ce qui pouvait parfaitement se comprendre. Au moins elle n'était pas partie en courant. Un bon point déjà.

    -Je ne vais pas vous faire de mal vous savez. Et si cela peut vous rassurer, nous sommes dans un lieu public.

    Je la vouvoyais pour le moment mais le « vous » me faisait vraiment bizarre. Si l' « ancienne » Gabrielle assistait à la scène elle aurait sans doute bien rigolé en voyant ça.
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Sam 10 Déc - 23:46

    L’inconnu me tenait toujours par le poignet. Il fit mine de se pencher comme pour ramasser quelque chose, sans pour autant me lâcher le poignet, et quand il se releva, je remarquai qu’une fois plus ce bel apollon avait les yeux qui avaient encore changeait de couleur. Ils étaient bleus. Ok ! y avait-il une caméra de caché ? Si c’était un coup d’Alexander, j’allais lui faire payer cher. Il se passa quelque seconde ou dans son regard on pouvait y apercevoir la colère, la colère d’un homme comme si je l’avais trahi ou je ne sais quoi encore. Puis un sourire – faux – s’installa sur son visage. Je remarquai aussi qu’alors sa main droite me tenait toujours le poignet, sa main gauche, elle, était en train littéralement de donner un autre sens au mot artistique. La chaise était pliée. Quelle force !!! Puis d’un mouvement de tête rapide, il reprit contact avec la « réalité ». Et me demanda si j’étais bien Gabrielle Lewis. Aussitôt, mentalement je lui répliquais quelque chose du genre : non sa se voit pas je suis la belle au bois dormant. Il n’attendit pas la réponse, je n’aurai même pas pu glisser un petit mot tel que oui ou non. Je levai les yeux au ciel. A quoi cela servait de poser une question si on n’attendait pas la réponse, hum ? Il enchaina, donc aussitôt en me disant qu’il voulait me parler : sa aussi, je pensais l’avoir compris. Sinon, il n’aurait pas essayé de me retenir. Comme il l’avait si bien dit je ne le connaissais pas mais lui en revanche il me connaissait. Oh je comprenais mieux maintenant, c’était un envoyé de Bryan. Mon ex. Il voulait renouer et me l’avait envoyé. Hum non. Peu probable. D’autant plus que Bryan ne connaissait aucun Ayden. Il me demanda de prendre une chaise. Après qu’il m’eut (enfin) lâché la main, je contournai la table pour aller m’asseoir. Pff, qu’est-ce que j’avais à y perdre de toute manière ? A par mon précieux temps … Il sembla pendant un moment regardé mon cou, mais cela fut si rapide que cela ne resta que comme une hallucination.

    Il poursuivit en me disant qu’il n’avait pas l’intention de me faire de mal, une fois encore je levai les yeux au ciel. Nous étions dans un lieu public, non sans blague, je pensais être sous ma douche. Je levai les yeux au ciel une fois de plus (encore) et m’assit comme si j’avais été las et que mes jambes ne pouvait plus me tenir, ce geste simple signifiait clairement que s’il voulait que je reste l’écoutait valait mieux qu’il fasse vite je n’avais pas que sa a faire. Je le regardai droit dans les yeux, ne cillant pas. Lui non plus. Il ne parla pas et se contenta de me regarder comme si j’étais quelqu’un qu’il avait perdu de vue depuis un moment. Lassé d’attendre, je pris la parole avant lui et lui « vidait » mon sac.

    - Je suis vraiment ravi de vous rencontré Ayden. Maintenant et si nous en venions au fait ?

    Bien sur mon ton de voix laissait très clairement sous entendre que ce que je venais de dire était faux. En plus il me vouvoyait, aaaaargh mon dieu, je détestais que l’on puisse me vouvoyer. J’avais l’impression ainsi d’être vieille de 300 ans au moins. Etant donnée que la encore, il ne parlait pas, et ne faisait que de me regarder, je pris les devant :

    - Bon écoutez monsieur-je-change-la-couleur-de-mes-yeux-toute-les-trois-secondes, je n’ai pas que sa à faire. J’ai autre chose à faire qu’écouter un inconnu qui pense me connaitre. Et je n’ai pas peur de vous, être en public n’y change rien. Qui êtes vous ? Et que me voulez-vous ? Oui, on retrouve facilement ces deux questions dans les films d’horreur, mais, je n’ai pas que sa à faire alors allez droit au but. Si tenté soit-il que vous me connaissiez réellement, vous devez donc savoir que je déteste attendre.

    Je m’appuyai sur le dossier de mon siège en levant un sourcil et attendant qu’il daigne répondre, à moins qu’il ne sache plus comment on faisait pour bouger sa langue ?
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Lun 12 Déc - 22:01

    Elle leva les yeux au ciel un certain de nombre de fois. A tel point que je finis par me demander si ce n'était pas un tic nerveux. Elle s'assit enfin. Ou plutôt elle se laissa lourdement tomber sur sa chaise avec l'air de s’ennuyer à mourir. Elle vrilla son regard dans le mien. Je ne détournais pas les yeux, elle non plus. J'avais un peu oublié le but de la conversation. Je l'observais avec attention, la détaillant plus que jamais. Conscient que le simple fait de la revoir tenait tout simplement du miracle. Un impensable miracle.

    Le fait qu'elle soit humaine rendait le tout un peu étrange. Comme avoir une cabriolet pour d'un coup se retrouver avec une twingo. Mais je devais avouer qu'elle n'était pas mal en humaine.
    Je m'attardais surtout sur les différences qui faisaient presque d'elle quelqu'un d'autre. Un étrange mélange de nouveauté et de familier. Ses longs cheveux châtains semblaient un peu plus long que dans mon souvenir, mais ils semblaient toujours aussi soyeux. Ce qui était inédit, c'était la couleur noisette de ses yeux et la teinte de pêche de sa peau. La Gabrielle que je connaissais en paraissait.... adoucie.

    -Je suis vraiment ravi de vous rencontré Ayden. Maintenant et si nous en venions au fait ?


    Mmm. Oui. Certes. Les faits. Par où commencer ? Et surtout comment ? Ce qui était sur en tout cas c'était que si son apparence était plus douce, son caractère non. Qu'elle n'espère pas que l'ironie de sa voix m'est échappée. Un sourd l'aurait entendu.
    Mais là n'était pas le problème. Ce n'était pas comme si je n'y étais pas habitué. Le problème c'est que je n'avais pas la moindre idée de comment aborder le sujet. Je m'étais projeté jusqu'au moment où je la retrouverais. Je n'avais pas pensé une seule seconde que j'étais repartis assez loin dans le temps pour la retrouver humaine. Pendant que je cogitais péniblement, elle s’impatientait.

    -Bon écoutez monsieur-je-change-la-couleur-de-mes-yeux-toute-les-trois-secondes, je n’ai pas que sa à faire. J’ai autre chose à faire qu’écouter un inconnu qui pense me connaitre. Et je n’ai pas peur de vous, être en public n’y change rien. Qui êtes vous ? Et que me voulez-vous ? Oui, on retrouve facilement ces deux questions dans les films d’horreur, mais, je n’ai pas que sa à faire alors allez droit au but. Si tenté soit-il que vous me connaissiez réellement, vous devez donc savoir que je déteste attendre.


    J'arquais un sourcil moqueur. Et j'éclatais de rire. Oui, effectivement elle n'avait pas changé d'un iota. Elle était toujours aussi insupportable. Et impatiente avec ça. Mais bon, au moins, maintenant qu'elle était humaine elle ne pouvait pas m'arracher la tête pour l'avoir fait attendre. Ce qui était un bonne chose en soit. Un sourire narquois sur le bout des lèvres, je pris la parole :

    -Oui, je sais cela. La patience n'a jamais été ton fort. Bon, puisque l'attente t'es si insupportable je vais faire court et direct, histoire que l'information ne se perde pas entre ton oreille et ton cerveau. Je suis un vampire. Et toi, tu vas bientôt mourir. Pas par ma faute, mais vu la date du jour cela ne devrait plus trop tarder.

    Le tutoiement était revenu sans que je m'en rende compte. Chassez le naturel et il revient au galop. Ce n'était pas dans mes habitudes d'être si brutal pour faire ce genre d'annonce mais je savais par expérience que c'était plus efficace avec la têtue Gabrielle.
    Là d'un coup elle ne disait plus rien. Mouchée la Gabrielle. Je continuais un peu dans ma lancée, pour lui faire comprendre que son ton acide n'avait pas d'effet sur moi. Et n'en avait d'ailleurs jamais eut.

    -Voilà. Assez rapide pour toi ? Maintenant je pourrais te dire que nous sommes dans un de ces films d'horreur que tu aimes tant, mais ce n'est pas le cas.

    Bon. Si elle se mettait à hurler je pourrais toujours l'hypnotiser et l'amener dans un endroit sans témoins pour le cracher le reste de la vérité. Je ne lui parlais pas encore du voyage dans le temps bien sur. Chaque chose en son temps.

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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Sam 17 Déc - 21:33

    Monsieur-je-change-de-couleur-des-yeux arqua un sourcil et finalement éclata de rire comme si je venais de raconter une histoire trop marrante. Hum. Il avait un petit souci dans sa tête ? Je levai les yeux au ciel … bordel, cela en devenait presque une manie. J’attendis encore un peu, pour une fois, pas très longtemps. Dieu merci, attendre encore une seule seconde et j’en serai morte ou partit du moins. Quand il prit la parole il me dit, que la patience n’avait jamais été mon fort … non sans blague, un bébé tout juste sortit du ventre de sa mère l’aurait compris. Pardon ? Avais-je bien entendu la suite ? Que l’information ne se perde pas entre mon oreille et mon cerveau ? Il me prenait pour quoi ? Un espèce d’escargot en mode grasse mat’ ? Je pinçai les lèvres d’énervement et écoutai la suite. Il m’avoua qu’il était un vampire. Un vampire. Ben tiens. Et puis quoi encore ? Il va me dire que Môsieur voudrait planter ses crocs dans ma gorge ? Et j’allais bientôt mourir. Ben oui bien sur, c’est programmé d’ailleurs, en sortant je dois me faire rouler dessus par un camping-car, il ne le savait pas ? Intérieurement je me foutais de sa gueule, par contre je ne laissais rien paraitre sur mon visage, même si après quelque seconde un petit sourire en coin apparu sur mon visage. Il continua en me disant que ce n’était pas lui qui aller me tuer, mais que vu la date cela n’allait pas tarder. Ben ouai mon camping car m’attends dans 5min jeune homme.

    Je notai qu’il venait de me tutoyer alors que quelque seconde auparavant, il venait de me vouvoyer (je détestai sa, que l’on me vouvoie). Il semblait avoir été direct, alors que normalement il me semblait que ce n’était pas le type à être aussi brutal, il ressemblait à un agneau. Je ne dis rien, évitant ainsi soigneusement de ne pas exploser de rire. Puis après un moment où j’avais gardée le silence, il continua un peu sur lancée en me demandant si cela avait été assez rapide pour moi. Assez rapide ? Oui. Discours d’un saint d’esprit ? Non. Dans un de mes films d’horreur que j’aimais tant ? Hum oui. Voyons voir … Scary movie ? Alvin et les chipmunks ? Ce n’était pas des films d’horreurs, mais franchement, ce qu’il venait de me dire n’avait rien avec un film d’horreur mais plutôt avec un film de style comédie.

    Après un petit moment encore ou je me demandai s’il n’allait pas me dire qu’il y avait une caméra cachée, je me raclai la gorge en fronçant les sourcils, tout en me demandant ce que j’allais lui répondre.


    - Vous êtes un vampire ?

    Je lui présentai ma main droite pour qu’il la serre et poursuivi :

    - Enchantée Monsieur le vampire, je suis blanche-neige.

    Il fixa ma main sans rien dire, et fronça les sourcils, comme pour se rappeler quelque chose, il plissa les yeux et sembla regarder « d’un peu plus près » ma main. A mon tour je la regardai, pensant finalement que j’avais un bout de glace dessus … et merde, j’avais présentée ma main droite, la ou j’avais une joli cicatrice vieille de la semaine dernière, quand je m’étais plantée le couteau dedans, en voulant faire découpant le concombre. J’enlevai ma main de la, et continuai comme si de rien n’était.

    - Et bien si vous m’annoncer que je vais bientôt mourir, c’est que vous connaissez mon futur ? Vous êtes du futur ou vous êtes voyants ? De toute manière, tout le monde doit bientôt mourir un jour non ? Et puis j’ai déjà prévue ma mort. Il me regardait avec des yeux de soucoupes. Ben oui, un ami doit me renverser avec sa voiture dans 4minutes et 39 secondes, vous ne le saviez pas ?

    Il me regardait comme s’il avait l’habitude de mes âneries.

    - Ce sera tout ?

    Alors que je venais à peine de terminer ma phrase un éclat attira mon œil. Je regardai au-dessus du jeune homme assis en face de moi, et vit … La mort. Ce n’était pas possible, il devait être en prison pour le restant de ces jours. Mon dieu ! Il était partit et m’en voulait c’était sur. La peur se lisa soudainement sur mon visage. Je me levai et pris mon sac :

    - Je suis désolé, j’aurais bien continué encore un peu cette joli conversation mais je suis pressée. Au revoir

    J’aurais pouvoir dire que la peur ne se lisait pas aussi dans ma voie, mais malheureusement si. J’espérais au moins qu’il mentait et qu’il ne me connaissait pas si bien qu’il le pensait. Je commençai à partir quand soudainement …
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Dim 18 Déc - 22:12

    Évidement, elle se fichait de moi comme son petit sourire en coin me le prouvais amplement.
    Elle fronça les sourcils, se racla la gorge et parla d'une voix tellement peu convaincue que j'avais envie de lever les yeux au ciel à mon tour.

    -Vous êtes un vampire ?
    Et tout de suite après elle enchaîna avec une réplique qui me donna une sérieuse envie de l'étrangler sur place.Enchantée Monsieur le vampire, je suis blanche-neige..

    Elle tendit la main, faisant mine de vouloir que je la serre. Contrôlant mes envies meurtrières, je remarquais une cicatrice sur sa main. Comme quoi, même humaine elle ne faisait pas attention à elle. C'était à se demander comment elle avait survécu si longtemps. Même si c'était à cause de cela qu'elle était finalement morte.
    Un peu gênée, elle rangea sa main, voyant que je ne faisais absolument pas mine de vouloir la serrer. On se demande pourquoi.
    Suite à cela elle me débita une série d’âneries typiquement gabrielleriennes. Blasé par l'habitude de son humour plus que douteux je ne réagis même pas, attendant patiemment qu'elle ait finit son monologue stupide.
    Je n'écoutais pas ce qu'elle disait mais à un moment elle regarda par dessus mon épaule et devient blanche comme un linge. Là, pour le coup elle était vraiment blanche neige. Elle se leva soudain, prit son sac et me lança sur un ton précipité :

    -Je suis désolé, j’aurais bien continué encore un peu cette joli conversation mais je suis pressée. Au revoir .

    Je pensais au début que ce n'était qu'une feinte pour abréger la conversation. Après tout elle en était bien capable, mais pas ici. La peur que je voyait dans ses yeux et que j'entendais dans sa voix était bien réelle. Je me levais à mon tour, mais j'entendis un bruit de pas précipité dans mon dos. Je fis volte face. Un homme se jetait sur Gabrielle avec un de ces gros couteaux à cran d'arrêt. Mon sang ne fit qu'un tour -si j'ose dire- grâce à ma vitesse de vampire je m'interposais entre le couteau et Gabrielle. Si vit que l'homme ne s'en rendis pas compte tout de suite et, dans sa lancée me donna un coup de couteau. Droit sur le cœur. Ma chemise sombre fut lacérée sur une bonne partie de sa longueur. La blancheur de ma peau tranchait sur le noir de mes vêtements (ou plutôt de ce qui en restait). Mais pas une seule goutte de sang. Pas la plus petite égratignure. La lame du couteau, elle, se brisa en deux avec claquement sec. Comme si une minable petite lame pouvait faire autre chose que taillader mes habits. Avant qu'elle ne tombe sur le sol et alerte tout le monde autour, j'attrapais négligemment la partie cassée de la lame et la fourrais dans ma poche.

    Je considérais avec mépris l'homme qui me faisait face. Il tremblait, abasourdi. J’arquais un sourcil moqueur. Ses yeux écarquillés de haine étaient maintenant remplis de peur et d'incompréhension. Et oui, cela faisait souvent cet effet là aux gens.
    Ainsi c'était sans doute lui l'homme qui allait tuer Gabrielle. Pas aujourd'hui en tout cas. Je jetais un coup d’œil aux autres gens. Personne n’avait remarqué quoi que ce soit, tout s'était passé trop rapidement.

    L'homme tremblait. Je souris d'un air machiavélique et abattais mes deux mains sur ses épaules. L’empêchant ainsi de bouger. Je ne pouvais pas le tuer ici. Dommage. Mais je pouvais au moins faire quelque chose.
    A voix basse, pour que les gens alentours n'entendent pas, je lui parlais avec les vibrations hypnotiques que me conférait mon don :

    -Tu vas rentrer chez toi. Oublie que tu es venu ici aujourd'hui, oublie que tu as vu Gaby.
    Il hocha la tête, avec l’air aussi intelligent qu'une bûche. Vas t'en. Il s'en alla docilement. Je n'avais même pas eu besoin de forcer mon don sur lui. La puissance minimum avait largement suffit. Un esprit faible.

    Gabrielle semblait paralysée sur place. Je la saisis par le poignet et l’entraînait vers la sortie. Au moment où nous passions la porte un groupe de jeunes rentrait. Une odeur immonde m'écorcha la gorge. Je laissais échapper un sifflement tout à fait inhumain. Beurk. Un foutu loup venait de rentrer dans le bar. Je stoppais brusquement et me retournais au moment où la porte se refermait. Le loup et moi échangeâmes un regard haineux de chaque coté de la porte en verre. Je grondais. Et me rappelais la présence de Gaby. Je me détournais donc.

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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Dim 8 Jan - 23:04

    Je voulais m’en aller, m’en aller loin. Mettre autant de distance que je le pouvais entre cet homme et moi. Il n’aurait jamais du se trouver aussi près de moi. Non seulement il était en prison de l’autre côté du pays, mais en plus, si un jour il venait à être libéré comme aujourd’hui, il ne devait pas s’approcher de moi à moins de 25 mètres. Je me précipitai à prendre mon sac et à partir loin, très loin de ce lieux, mais il ne m’en donna pas l’occasion. Aussi vite que l’éclair, il brandit un de ces couteaux en voulant me tuer. J’étais incapable de faire quoi que ce soit. Ni de courir, ni d’essayer de l’arrêter, rien. Il allait me tuer et cela allait être la fin pour moi. Le reste défila comme un genre de ralenti comme au cinéma. Il arriva vers moi, couteau brandit, il se rapprochait de plus en plus. Lorsque le couteau allait transperçait ma chair, une ombre se plaça entre moi et le couteau. Ayden. J’entendis le couteau se brisait. Euh … avais-je bien entendu ? On aurait dit que le couteau s’était fendu en plusieurs morceaux, mais la dernière vision que j’eus avant qu’Ayden ne se mette devant moi, c’était le couteau qui allait me transpercer. Or Ayden s’était interposée, donc dans la logique des choses, le couteau devait être enfoncé dans son cœur et pas brisé comme je l’avais entendu. Je n’y comprenais rien mais en même temps mon cerveau ne savait plus trop comment il devait faire pour fonctionner 1+1 = 6 ?

    Je crus voir Ayden attrapé le couteau, ou plutôt la lame qui était à présent coupait en deux et la mettre dans sa poche. Ou c’était l’inverse ? Non Gaby ne dit pas de sottise cela ne pouvait être l’inverse. Je vis Ayden regarder le reste de la salle, il s’assurait peut-être que rien n’avait été remarqué ? Il cherchait un moyen de s’échapper ? Il cherchait un bandage pour soigner sa blessure ? que faisait-il ? Ayden abattit ses deux mains sur l’épaule du tueur en série. Tu vas rentrer chez toi, oublie que tu as vu Gaby, va-t-en. Whaou quel impressionnant talent d’hypnotiseur ! Je fis repartir mon tueur comme s’il écoutait vraiment ce qu’il disait. Il ne m’accorda pas un seul regard quand il passa à quelque centimètre de moi alors qu’à cet instant, je me raidis au point de ressembler à une statue. J’étais toute aussi paralyser quand Ayden me prit par le poignet et m’entraina vers la sortie. Si paralyser que je trébuchai mais mes pieds prirent la relève tout seuls comme des grands et me faisant aller jusqu’à la sortie, la ou Ayden avait décidé de m’emmener.

    Alors que nous passions la porte d’entrée, un groupe de jeune entrèrent. Des jeunes de la réserve la Push si je les reconnaissais bien. Ayden émit un sifflement et à travers la porte vitrée qui les séparèrent, un regard haineux s’en échappait. Ayden finit par se détournait et m’emmener plus loin. Quand à ma part, je le suivais docilement. Il aurait pu m’embarquer sur un de ces bateau de Venise que je ne l’aurai remarqué.

    Arrivé dans un parc, le jeune homme finit par me faire asseoir sur un banc. Il ne s’assit pas, et se contenta de rester près de moi en m’interrogeant du regard. Alors que le choc de la presque agression commençait à partir, me revins en mémoire, ce qu’il avait fait. Je le regardais plus attentivement. Rien. Pas une goutte de sang. Juste des vêtements en lambeaux dévoilant un torse légèrement musclé. Je pouvais voir que dans l’une de ses poches il y avait quelque chose, certainement la lame coupée en deux. Puis je me souvins de la manière dont il s’était débarrassé de mon tueur. J’entrouvris la bouche, et tout en commençant à me lever, je commençais à parler. Pour ne rien dire. Je n’avais pas eu le temps de me lever entièrement, qu’une de ses mains s’était portée à mon épaule en me faisant rasseoir. Quelque chose comme reste assise encore un moment me parvint aux oreilles. Je ne l’écoutai guère et me relevai, alors qu’il réessaya de me faire rasseoir, j’interrompis son geste en chassant sa main.

    Je me mis à marcher en cercle et prit la parole :


    - Comment est-ce que tu as fais ? Non seulement tu n’as pas une seule goutte de sang, mais tes vêtements sont en lambeaux, la lame cassé en deux dans ta poche et en plus tu as des dons d’hypnotiseur. Explique-moi et je veux la vérité, je ne veux pas une réponse lamentable du genre « tu as du mal voir ».

    Je m’interrompis un instant de marcher et le regardai, il semblait plonger dans ses pensées, et soupira.

    - S’il te plait, dis-moi la vérité, je veux la connaitre.
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Sam 28 Jan - 0:50

[list] Je forçais Gaby à s’asseoir sur un banc. Ses yeux étaient perdus dans le vague. Déconnectés de la réalité. Je ne me plantais en face d'elle, attendant qu'elle réorganise dans sa tête tout ce qu'elle venait de voir. Enfin, ses yeux vitreux retrouvèrent leur lumière. Je vis qu'elle regardait d'un air ébahit ce qu'il restait de feu ma chemise. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle voulut se lever, je la forçais à se rasseoir d'un geste autoritaire.
-Reste encore un moment sur ce banc veux-tu ?

Évidement, elle se releva aussi sec. Mais j'avais prévu le coup, alors ma main se posa aussitôt sur son épaule. Mais d'un geste, elle me fit comprendre qu'elle avait besoin de bouger. Elle faisait les cent pas. Je pouvais presque voir les rouages et la fumée qui s'échappait de son cerveau. Enfin, après avoir fait bien plus que cent pas, elle prit la parole :

- Comment est-ce que tu as fais ? Non seulement tu n’as pas une seule goutte de sang, mais tes vêtements sont en lambeaux, la lame cassé en deux dans ta poche et en plus tu as des dons d’hypnotiseur. Explique-moi et je veux la vérité, je ne veux pas une réponse lamentable du genre « tu as du mal voir ».


Oups. Dommage. C'était précisément le type de réponse que je voulais lui servir.... Je soupirais.
Et elle en rajouta un couche, comme pour m'achever :

-S’il te plait, dis-moi la vérité, je veux la connaitre.

Nouveau soupir. Oh, et puis mince. De toute façon, elle n'était plus à cela prêt non ? Je pouvais bien lui dire. Alors je me lançais, en haussant un sourcil.

-Je te l'ai déjà dit non ? Mais tu t'as juste moquée. Je suis un vampire.


Elle pâlit d'un coup et chancela sur place. Bon, je l'avoue, j'aurais pu faire plus délicat. Mais je pensais que cela marcherais mieux comme ça. Erreur de toute évidence. J'en profitais qu'elle soit instable sur ses jambes pour la rasseoir sur ce banc. (Pour la quoi ? Troisième ? Quatrième fois? )
J'en profitais également qu'elle semble incapable d'aligner deux mots pour renchérir sur le sujet, qu'elle ne me ressorte pas une de ses stupide histoire de blanche neige ou je ne sais quelle niaiserie.

Je me penchais vers elle. Pas trop près cependant. J'écartais les lambeaux de ma chemise pour lui montrer ma peau intacte dessous.

-Tu vois ? Il n'y a rien. Pas une seule marque.

Ensuite j’ôtais une de mes lentilles pour lui faire voir mon iris rouge.
Je souris vaguement, pour précéder ce que la Gabrielle que je connaissais aurait dit :
-Et je t'assure, il n'y pas de lentille supplémentaire. C'est la vraie couleur de mes yeux.
J'ôtais la deuxième lentille. Voilà. Convaincue ?

Ma voix était douce. Je ne voulais pas l'effrayer d’avantage encore.
-Tu vois, j'ai les yeux rouges, je n'ai pas été blessé du tout alors que la lame a tenté de me transpercer la poitrine. Et c'est elle qui s'est brisée.

Joignant le geste à la parole, je sortis la lame cassée de ma poche.
Je repris :
- Il n'y a qu'une seule explication à tout ça. Je ne suis pas un être humain. Je suis un vampire. Tu me crois maintenant ?
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Dim 26 Aoû - 17:33

Après l’avoir supplié de lui dire la vérité il me redit la même chose qu’il m’avait dit dans le restaurant : c’était un vampire. Je blanchis, et chancelai légèrement. Sa va ! Mais ce n’est pas tout les jours qu’un vampire vient te voir pour te prédire ta mort et que la seconde d’après on essaye de te tuer, et qu’un vampire – aussi mignon qu’il puisse être – te sauve la vie. Je ne sais comment je me retrouvai assise sur la blanc la ou je n’avais pas voulu m’asseoir les trois ou quatre dernières fois qu’il avait essayé de m’asseoir.

Il ouvrit légèrement sa chemise pour me montrer la blessure qu’il aurait du avoir avec la lame de couteau, mais il n’y avait rien. Pas une seule trace. Je fronçai les sourcils, maintenant qu’il était plus près, je trouvais que sa peau était bizarrement plus blanche que d’habitude. Il ôta ensuite une de ses lentilles sourit et enleva son autre lentille avant de me dire qu’il n’y avait pas d’autre lentille en dessous que c’était la vraie couleur de ses yeux : rouge. Je levai un sourcil et plissai la bouche pour me retenir de sourire afin que mon expression ne trahisse pas ce que j’allai lui demander dans quelques instants. Il sortit de son manteau la lame désormais cassé en deux pour me montrer qu’elle l’était bien. Le jeune homme finit par me demander si je le croyais à présent. Je le croyais et bien plus que sa encore.

Je penchai la tête sur la droite, et regarda le sol enfin de rassembler mes idées. Puis un sourire carnassier se dessina sur mon visage angélique (ou démoniaque, tout dépendant de comment on le voyait, mais d’une manière ou d’une autre j’étais toujours aussi belle, je tenais à le préciser). Une fois mes idées rassemblaient, je m’assis en califourchon sur les jambes d’Ayden de manière à lui faire face, je plantai mes yeux dans les siens, de son côté Ayden avait légèrement l’air surpris et avait passé ses mains dans mon dos comme pour éviter que je ne tombe ... c'était pas comme si je m'asseyais de cette manière pour la première fois non plus, je risquai pas de tombais mais bon :


- Transforme-moi. Je dois faire quoi pour être transformer ? Transformation genre Vampire Diairies ? Tu bois mon sang, je bois le tiens, tu me tues et je me réveille vampire ?

Il sourit ? Ou il plissait la bouche de mécontentement ? Aucune idée, mais j’attendais une réponse sincère certes, mais surtout positif. Il ouvrit la bouche pour me répondre mais se tut et regarda derrière moi, deux enfants pas plus âgées de 10ans nous regardait avec de grand yeux, je les fusillai du regard et d’une voix très gentille, et plein de douceur je leur demandai :

- Dégagez vos fesses de là, il y a rien à voir.

Reportant mon attention sur Ayden après que les mômes aient disparus, je repris ma question :

- Bon alors tu me transforme ou il faut que je choppe un autre vampire ? Et n'essayes pas de me dissuader de ne pas devenir vampire, comme quoi j'aurais énormément à perdre. Je n'ai rien à perdre justement, sauf peut etre Ashton, mais on s'en fout de lui. Je réflechissais aux derniers instants qui venait de s'écouler et repris : Au fait Gaby c'est seulement pour les gens proches pas pour les inconnus, mais si vous me connaissiez déjà, cela veut-il dire que vous veniez du futur et que nous étions plus ou moins proches ?
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MessageSujet: Re: Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)   Mer 5 Sep - 15:13

    Elle pencha la tête sur le côté, en pleine réflexion. Soudain un sourire que l'on pourrait tout à fait qualifier de diabolique se peignit sur son visage. Mauvais. Je connaissais ce sourire. Et si j'en étais la cible, rien de bon cela ne présageait rien de bon. Mais que ce passait-il dans sa drôle de petite tête ?
    Je ne tardais pas à le savoir quand elle s'assit à califourchon sur mes jambes.
    Mais qu'est ce qu'il lui prenait ? Quelqu'un avait versé une quelconque substance illicite dans son verre au restaurant ou quoi ? Par réflexe, je posais mes mains sur son dos, au cas où elle perdrait l'équilibre. Connaissant sa grande agilité légendaire, il était tout à fait possible qu'elle arrive à s'écraser sur le sol.
    Elle tentait de faire quoi là ? Une tentative de séduction pour m'amadouer à faire ce qu'elle voulait ?

    - Transforme-moi. Je dois faire quoi pour être transformer ? Transformation genre Vampire Diairies ? Tu bois mon sang, je bois le tiens, tu me tues et je me réveille vampire ?


    Oui. C'était exactement ça. Elle voulait que je la transforme. J'étais partagé entre deux émotions. L'amusement devant sa manière de voir la transformation vampirique. Genre Vampire Diairies. Je ne savais pas trop de quoi elle parlait mais cette histoire de troc sanguin, de mort et de réveil était proprement ridicule.Comme si je pouvais la tuer. La fin faisait assez Blanche Neige d'ailleurs.
    Outre l'amusement j'étais aussi un peu.... triste et mécontent je suppose. Elle avait émise l'idée de se transformer beaucoup trop vite à mon goût. Et ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Vraiment pas. Elle considérait donc sa vie actuelle si ennuyeuse ? Si peu digne d’intérêt ?

    J'allais lui dire tout ça quand mon regard accrocha un mouvement derrière Gaby. Deux gamins d'une dizaine d'années nous observaient avec l'air d'avoir vu deux extraterrestres. Gaby les fit déguerpir avec sa gentillesse et sa douceur habituelle :
    - Dégagez vos fesses de là, il y a rien à voir.

    Je levais les yeux au ciel.
    Elle reprit aussitôt la parole.
    - Bon alors tu me transforme ou il faut que je choppe un autre vampire ? Et n'essayes pas de me dissuader de ne pas devenir vampire, comme quoi j'aurais énormément à perdre. Je n'ai rien à perdre justement, sauf peut être Ashton, mais on s'en fout de lui. Au fait Gaby c'est seulement pour les gens proches pas pour les inconnus, mais si vous me connaissiez déjà, cela veut-il dire que vous veniez du futur et que nous étions plus ou moins proches ?

    Du futur teins donc ? Elle avait déjà compris ou c'était juste quelque chose lancé au hasard, comme elle aurait tout aussi bien pu me dire qu'en réalité j'étais un pingouin vampire humanoïde provenant de la planète Pingoui.
    Mais je m'égare.
    - Tu sais, il y a des vampires qui regrettent énormément leurs vies d'humains et s'ils avaient eu le choix ils auraient préférés rester comme avant. C'est vrai que nous tuer est difficile et que nous vivons très longtemps et avec toutes sortes d'avantages physiques mais nous ne pouvons pas changer. Pas évoluer. Et nous tuons des gens pour vivre. Es-tu vraiment prête pour ça ? Je sais que Gabrielle le peut sans problème mais tu n'es pas encore tout à fait elle.
    Elle me jeta un regard perdu. Je m'expliquais plus en détails et répondais à ses dernières questions.
    -Alors oui, aussi dingue que cela puisse te paraitre je suis un vampire ET je viens du futur. Comment je saurais pour le type au couteau sinon ? Il avait un peu de retard sur l'heure prévue d'ailleurs. Bref.

    Je me stoppais un instant. La proximité était insupportable. Si je m’écoutais j'aurais planté mes crocs dans la carotide qui palpitait juste sous mon nez depuis longtemps. Et l'odeur de sa peau me donnais le tournis. J'arrêtais de respirer pour que le parfum reste à distance. Je me rendis aussi compte que j'avais les yeux fixés sur son cou depuis un peu trop de temps pour être honnête. Je distinguais sans mal les veines par transparence ainsi que les imperceptibles afflux de sang. Je déglutis et détournais les yeux vers l’extérieur, essayant de me clamer. Mais c'était difficile. Car en plus la chaleur de son corps semblait irradier comparée à la froideur du mien. Difficile à ignorer.
    Je m'imaginais un truc repoussant pour penser à autre chose et repris la parole.

    -Dans ce futur je te connais bien. Très bien même. Petit clin d’œil. En fait c'est moi qui t'es transformée la première fois. Mais tu n'avais pas le choix. Alors je te le laisse aujourd’hui.
    En vérité j’espérais bien sûr qu'elle accepte mais si elle en définitif elle ne voulait pas....
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Ou l'immortalité, tant qu'elle n'a pas commençée, ne sert pas à grand chose. (Pv Gabrielle)

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