Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.


Rpg Twilight, contexte alternatif au tome 1 : Fascination
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -26%
DeLonghi Détartrant écologique pour ...
Voir le deal
9.90 €

Partagez | 

Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
 

 Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Votre Fondatrice De Rêve
Alice M. Cullen

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille : Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Giphy
Nombre de Messages : 1100
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptyDim 20 Juin - 12:55



Nous étions dans le salon, nous venions de terminer d’expliquer le pourquoi de notre retour, nous avions également parlé des personnes avec qui nous étions revenu et des liens familiaux qui nous unissait… J’avais vu de la joie sur certain visage et de l’inquiétude sur d’autre…
Depuis mon arrivée dans la Villa, j’avais bien pris soin de ne penser à rien et de ne rien ressentir, mais là, les questions commençaient à montrer le bout de leur nez et je sentais mes barrières céder peu à peu… J’admirais la pièce lorsque mon regard se posa sur Jasper…
Avec Alice il avait l’air si heureux, ils étaient heureux, lui et moi l’avions toujours été… La situation était étrange, j’avais l’impression d’être derrière une vitre, de revivre une scène de mon passé, à la différence que plus jamais je n’aurais mon Jasper à mes côtés…

Il fallait que je quitte cette pièce, ce n’était qu’une question de seconde avant que je ne puisse plus contrôler mes émotions. Je pris la main de ma sœur en lui adressant un sourire, elle comprit aussitôt et me rendit mon sourire.
Je me levais et partis d’une allure calme hors du salon… Je me dirigeais vers la cuisine, rare était les fois ou quelqu’un l’utilisait alors ici je serais tranquille.

La cuisine était plus grande et plus lumineuse que dans mes souvenirs. Je pris appuie sur le plan de travail. Voir Jasper vivant et heureux auprès de… auprès de moi, la Alice du présent, c’était si dur, la plaie béante qui avait élu domicile dans ma poitrine me faisait souffrir à un point que s’en devenait cruelle…
Je revoyais ce qui c’était passé là bas, les derniers mots qu’il m’avait dit… Nous étions tous revenues à cause de moi, j’avais été égoïste, je n’avais pensé qu’à nous mais eux… Je ne les avais pas prit en compte… J’avais fait erreurs sur erreurs sans m’en rendre compte, j’étais si impardonnable.
La rage, la culpabilité et la tristesse montèrent en moi. Mes jambes commençaient à flancher sous mon poids, j’avais la sensation que ma tête tournait, je commençais à manquer d’air ce qui était assez risible puisque la respiration ne m’était pas nécessaire... Mais c’était de l’angoisse, pour la première fois de mon existence vampirique, je faisais une crise d’angoisse.
Une pensée stupide me vint à l’esprit et qui me fit rire. Ils étaient tous si beau et si propre… Nous devons vraiment paraitre pauvre à coté d’eux, et moi comparé à mon autre moi c’était le jour et la nuit, elle paraissait si fraiche dans sa belle tenue avec sa peau parfaite, moi certes ma beauté était toujours là mais ma tenue n’avait rien à voir d’unique, je la portais assez fréquemment, je n’ai pas l’occasion d’avoir de beau magasin à ma disposition, ici je pourrais enfin retrouver les magasins, les grandes marques…

Oh je me haïssais tant, je ne pourrais jamais me le pardonner. Je revoyais sans cesse mon Jasper du futur celui mort sous mes yeux, je caressais les quelques rares cicatrises que j’avais sur les bras, souvenir de l’époque des nouveau-nés de Victoria tout comme celle que j’avais sur le dos…
Le sentiment qui me dominait à présent était la tristesse… J’étais seule sans personne pour me voir et je pouvais enfin pleurer la perte de mes êtres chers… Par ma faute il y avait eu tant de mort, une simple vision aurait pu nous sauver, tout au moins nous laisser le temps de fuir…
Le trou dans ma poitrine me faisait de plus en plus mal, je souhaitais que cela cesse un peu…
Mes jambes refusait de me soutenir plus longtemps alors je m’assis sur le plan de travail croissant les jambes et fermant les yeux…

C’est alors que j’entendais quelqu’un entrer dans la cuisine. Cette fragrance ne m’était que trop familière, il ne pouvait s’agir que de mon doux, enfin je veux dire de Jasper…


(HJ : Désolée j’ai eu un peu de mal à choisir le moment pour démarrer le rp, mais j’espère que dans l’ensemble il tient la route, et pour le titre je ne savais pas quoi mettre Razz )


_________________
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Original
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
https://anotherchance.forumtwilight.com

Invité
Anonymous

Hey, mais c'est
Invité


Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptySam 26 Juin - 18:57



Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Jacksonm Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) 100115053921956395252440

How wonderful life is now you're in the world.
Que la vie est merveilleuse depuis que tu es là.
    Après la vision d’Alice au terrain de Baseball, nous étions tout de suite rentré à la villa. Encore une fois, la vie semblait bien décidée à ne nous laisser aucun moment de tranquillité. Tout d’abord l’arrivée de Bella, le départ d’Edward pour l’Alaska, son retour, son amour pour la jeune humaine et ces morts provoqués semble t-il par des vampires… Du moins, c’est ce que pensait Carlisle lorsqu’il avait ausculté la dernière victime retrouvée. Et maintenant ça ! Tout semblait destiné à nous créer problème sur problème. Pas que cela m’ennuie, j’avais l’habitude de devoir me battre de par mon expérience de l’armée ou de par ma nature, contre laquelle je me battais jour après jour. Mais rien ne m’avait jamais préparé à ce qui était arrivé ce soir.

    Alice était toute folle après la vision qu’elle avait eu au terrain de Baseball, mais j’avais apprit il y a bien longtemps déjà a déchiffrer la vérité sous son éternel sourire… Malgré sa joie manifeste, son visage était grave, signe que ce qui allait suivre ne serait sans doute pas de tout plaisir. Ayant stoppé précipitamment le jeu, j’étais à ses coté pour la soutenir comme je le faisais toujours lors de ses visions. Je savais parfaitement qu’elle se sentait plus en sécurité en ma présence, pas qu’elle risque d’être blesser mais ses visions n’étaient pas toujours de tout repos. Un bras glissé autour de sa taille fine, j’avais attendu patiemment que la vision finisse, murmurant à son oreille de douces paroles qu’elle seule put entendre, bien que le reste de notre famille se soit rapproché. Intrigué par les différentes émotions qui se succédaient en elle, je n’avais même pas vu que Bella s’était également approché, le bras protecteur d’Edward autour d’elle. C’est là qu’Alice nous avait fait part de l’importance de rentré rapidement à la villa… Que nous allions avoir de la… de la visite. Elle aurait sans doute dû préciser. Isabella étant humaine, Edward prit la voiture d’Emmett, ramenant en même temps le matériel utilisé. Quant à nous, nous irions sans doute bien plus vite en courant.

    C’est à quelques centaines de mètres de la villa que j’avais sentit leur présence. La douce fragrance qui me parvenait me semblait étrangement familière… En faite, elle semblait identique à celle d’Alice. Je pouvais également percevoir celle d’Emmett et Rose. C’était assez étrange contenu du fait, qu’ils étaient tous trois à mes cotés. Méfiant, je m’étais aussitôt placé devant Alice… Emmett en avait fait de même avec Rosalie.
    Je refusais tout bonnement qu’il arrive le moindre malheur à ma tendre moitié. Les musclés bandés à leur maximum, prêt à attaquer au moindre signe de danger, mes yeux avaient soudainement rencontré son regard doré. Ces yeux, je les aurais reconnus entre mille… Mais il était impossible que ce soit les mêmes, car leur jumeaux appartenaient à ma fleur de Lys, mon épouse. Pourtant, je me sentais mis a nu sous ceux-ci… Comme si ils m’avaient contemplés de longues années et connaissaient tout de moi, dans les moindres détails.

    Perdu dans l’or liquide de ces prunelles, je n’avais guère prêté attention au cri de stupeur de ma famille, alors qu’Alice, Rose et Emmett sortaient du couvert des arbres. J’étais bien trop obnubilé par le visage, de celle qui semblait être mon âme sœur et qui pourtant était si différente de celle que j’avais épousé quelques décennies plutôt. C’était étrange… C’était elle, sans être elle. Dévisageant ouvertement Alice, je sentis cependant la main de ma femme se glisser dans la mienne. Avait-elle senti le trouble présent dans mon esprit ? Avait-elle peur que mon âme ne soit trop troublé par ce double d’elle pour l’oublier ? Voulait-elle seulement me rappeler sa douce présence ?

    Détournant enfin les yeux de cette magnifique apparition, je posais mes prunelles mordorées sur l’élue de mon cœur. Lui adressant un sourire, je tentais de la rassurer. Je l’aimais plus que tout et je ne voulais pas qu’elle se fasse de soucis inutilement.

    Nous avions ensuite décidé de rentrer à la Villa, nous y serions sans aucun doute bien mieux pour discuter. Suivant Carlisle et Esmée au salon, je n’avais cependant pas lâché la main d’Alice. Comme toujours, nous nous lancions de petits regards, de doux sourires. Caressant du pouce le dos de sa main, je la laissais prendre place sur le canapé et m’installais à ses pieds sur le tapis du salon. C’est notre père qui entama la discussion. Etrangement, je ne sentais aucune émotion émaner des trois doubles qui se trouvaient parmi nous… Cependant la frustration que ressentait Edward m’apprit qu’il n’avait pas, lui non plus, accès à leur pensée. Après tout quoi de plus normal ? S’ils étaient là devant nous, le double d’Edward ne devait pas être bien loin… Ils étaient donc au courant du don de ce dernier et par là, plus a même de se protéger face à lui. Combien de fois n’avais-je pas énumérer le nom de tous les soldats mort lors de la révolution texane, pour l’éloigner de mes pensées ? N’importe qui était capable d’en faire autant.

    Reportant mon attention sur les trois nouveaux venus, je prenais la conversation de cour… Il était question de retour dans le passer, de Lycan, des animaux tel que les loups bien qu’ils soient plus cruels. Jusque là tout allait bien mais la suite nous fit, à tous, un choque. La veille, ils avaient été attaqués par des lycans et nombre d’entre eux avaient perdu la vie. C’est Emmett, seul homme encore vivant de note famille, qui nous conta le drame… Carlisle était mort en tenant de nous protéger tous. Folle de douleur d’avoir perdu l’être aimé, refusant de vivre dans un monde où il n’était plus, Esmée s’était livrée aux bêtes sauvages qui l’avaient réduit à néant. La mâchoire serrée, j’écoutais le récit, la main d’Alice crispée sur mon épaule. Je savais qu’elle avait vu bien plus qu’elle ne l’avait dit lors de sa vision, j’avais sentit l’immense douleur qui avait semblé lui briser le cœur, ainsi que l’amour inconditionnel qu’elle me portait. Il m’avait fallu de longues minutes pour réussir à calmer ses sanglots… Et blottie aux creux de mes bras, elle avait longtemps refusé de me lâcher, que je ne m’éloigne trop d’elle. J’étais certain qu’elle avait vu des gens aux quels elle tenait, mourir sous yeux. Cependant je n’avais aucune idée de combien j’étais dans le vrai.

    Emmett poursuivit sans même se douter de mes réflexions intérieures. Dans notre famille, tout le monde était accroché à ses lèvres, attendant la prochaine horreur qui en sortirait. Esmée et Carlisle s’étaient rapprochés l’un de l’autre après l’annonce de leur tragique mort. A qui étais-ce le tour à présent ?

    Le destin avait par la suite décidé que c’était à Edward et à Jacob de donner leur vie, au grand malheur de leurs femmes respectives. J’étais abasourdi devant les révélations qui se faisaient dans notre salon. Comment aurais-je pu imaginer ce que l’avenir nous réservait ? Rien ne nous préparait à cela… Rien ne nous donnait d’indice sur ce qui allait arriver. Rien ne laissait présager de tels moments de douleur. La vie était cruelle, mais la mort l’était d’autant plus. Mais ce n’était pas fini, après avoir tenté de défendre ce qu’il restait de notre famille j’avais, moi aussi, succombé sous l’assaut des ennemis.

    L’idée d’être vivant ici mais mort dans le futur ne me fait pas d’effet à proprement parler. Je savais qu’un jour viendrait où je tomberais sur plus fort que moi mais j’avais de la peine pour Alice, qui se retrouvait à présent seule. Et je comprenais enfin la réaction de ma femme après sa vision au terrain de baseball… Sans doute avait-elle assisté à mon décès. Glissant ma main sur la sienne, restée sur mon épaule, je la prenais dans la mienne, y posant un doux baiser. Il ne fallait vraiment pas qu’elle se fasse du souci. Maintenant prévenu de ce qui pouvait m’arriver, je m’entrainerais d’arracher pied pour que le futur ne soit pas celui que nous connaissions à présent. Jamais nous ne laisserions les choses se passer comme elles le devaient, nous nous battrions pour sauver nos vies.
    Les discussions allant bon train, je posais les yeux sur ma tendre moitié, qui passait sa main dans mes boucles blonde, et lui adressait un doux sourire. Je lui envoyais aussitôt une vague d’amour, voulant qu’elle sache que je l’aimais plus que tout et qu’elle n’en doute pas un instant. Alors que je plongeais mon regard dans celui de ma femme, je perçus aussitôt le regard d’Alice sur nous… Et la carapace qu’elle avait placé entre nous, de manière a ce que je ne puisse percevoir ses sentiments, sembla s’effriter petit à petit et une vague de douleur, bien qu’en partie étouffée, me frappa de plein fouet. Après un vague regard à sa sœur, elle prit la direction de la cuisine. La suivant du regard, je ressentais le besoin d’être auprès d’elle, de soulager sa douleur… De lui montrer que j’étais là, bien vivant. Plusieurs longues secondes s’écoulèrent avant que je repose mon regard sur Alice.

    - Je reviens mon ange…

    Me levant avec prestance, j’empruntais le même chemin qu’Alice. Poussant la porte, je l’aperçus. Magnifique, elle était assise sur le plan de travail, les yeux fermés, totalement offerte à mon regard. Si je ne m’étais pas souvenu qu’elle n’était pas mon Alice, je me serais jeté sur ses lèvres et l’aurait faite mienne sur ce même plan de travail, tant elle était belle… Elle me faisait penser à un lever de soleil fugace et tellement beau…
    M’approchant d’elle sans crainte, peut être trop près sans doute, je pouvais humer la douce fragrance qui émanait d’elle.

    - Alice… Laisse moi t'aider, tu veux ?

    Si près d'elle, je pouvais sentir toute la douleur qui lacérait son cœur, à tel point que j'en avais le souffle coupé. Je percevais parfaitement le malheur d'être séparée de son aimé et la douleur que ma présence ravivait, lui faisant revivre l'instant où elle avait perdu sa raison de vivre.

Revenir en haut Aller en bas

Votre Fondatrice De Rêve
Alice M. Cullen

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille : Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Giphy
Nombre de Messages : 1100
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptyMer 30 Juin - 15:45



Je me trouvais toujours sur le plan de travail. Je sentais ce regard sur moi. Il était si unique. Si la fragrance qui avait envahit l’air ne m’aurait pas convaincu et bien ce regard aurait dissipé le doute. Jasper. Il était là à quelques pas de moi… Il fallait que je lui dissimule mes émotions, il en avait déjà sûrement ressentis une grande partie mais je ne pouvais lui infliger ca. Déjà notre arrivé dans sa vie... J’avais été égoïste et n’avais pas pensé à eux. A comment ils allaient réagir… J’aurais peu être dû. Peu être devrions nous partir désormais, nous pourrions finir de leur délivrer le plus d’information et partir, sortir de leur vie… Je ne savais que pensais, que faire.
Tant de chose circulait dans ma tête, j’avais l’impression qu’elle allait exploser, et cette plaie béante qui avait élue domicile dans ma poitrine ne cessait de s’agrandir de seconde en seconde…

Mon tendre amour fit quelque pas se rapprochant de moi… C’était si dur, j’avais du mal à me dire qu’il appartenait à une autre… Mon cœur se serra encore plus qu’auparavant. La douleur se faufilait partout afin d’envahir la moindre parcelle de ma poitrine encore libre. C’était si douloureux… Je ne pouvais lui faire sentir plus ma douleur. Mais je n’avais jamais réussit à lui cacher ce que je ressentais. Mon Jasper savait tout de moi… Mais là, je le devais, je ne souhaitais pas qu’il ressente l’étendu de ma peine…
Un souvenir heureux. Il me fallait un souvenir agréable, plein de bonheur et de rire c’est cela qu’il fallait que je garde en mémoire… Il y avait le choix, mais sans avoir mon tendre mari qui apparaisse dedans ca c’était un peu plus difficile…
Mais je l’avais tout de même trouvé, les après midi passé au village, celui ou avec mes nièces je racontais comment c’était les expéditions dans les magasins et qu’Haylee créait une illusion de ce que je racontais. Je me rappelle d’un visage en particulier, cette petite humaine Autumn qui aimait nous écouter avant de partir à la découverte du vieux Forks pour y en ramener des trésors… Elle avait les yeux qui brillaient d’envie.
Ca c’était un bon souvenir qui pourrait m’aider à dissimuler mes sentiments pendant quelque temps au moins…

- Alice… Laisse-moi t’aider, tu veux ?

Sa voix, ces quelques mots… je n’allais pas y arriver… Comment faire c’était lui mais pas lui… Les derniers mots qu’il avait prononcés avant qu’on ne lui ôte la vie raisonnèrent encore à mes oreilles…
Mon souvenir. Il fallait que je pense à ce souvenir et tout irait très bien. Toutes mes réflexions ne prenaient que quelques seconde mais peu-être pour un vampire cela pouvait paraitre long… L’air de la cuisine était recouvert par l’agréable fragrance de Jasper… J’inspirais un bon coup puis j’ouvrais les yeux et descendais du plan de travail, le contournant légèrement je m’y adossais au cas où mes jambes céderaient sous moi, et je faisais face à Jasper.

Je levais les yeux vers lui. Il était splendide. Les mots me manquaient, je n’avais qu’une envie le prendre dans mes bras, caresser son visage, l’embrasser encore et encore… Mais je ne pouvais pas. Je levais ma main pour l’approcher de son visage mais je me ravisais immédiatement car je ne sais pas si je pourrai me contrôler…
Il voulait m’aider mais en quoi… ? Je ne sais pas si son don pourrait m’aider réellement… Peu être pourrait-il apaiser cette douleur incessante dans ma poitrine… Je voulais tant qu’elle cesse.

-Je suis désolée. Sincèrement désolée, tout es de ma faute…

Je baissais la tête, il ne devait pas comprendre pourquoi je m’excusais, mais je m’excusais de tout, de cette stupide guerre, de ces morts, sa mort, et le pire de tout, notre retour ici, nous avions modifié leur vie… Par notre retour nous n’avions pensés, ou plutôt je n’avais pensé qu’à nous… Mais eux dans tout cela ?

-Jasper, je veux bien que tu m’aides mais tu ne pourras pas faire grand-chose… Crois moi, tu ne ressens pas tout… Emmett, Rose et moi ont essaie de vous cacher nos émotions et nos pensées… Ce que tu entrevois ce n’est rien…

Je gardais la tête baissé… C’était bien la première fois de ma vie que je ne savais pas quoi dire devant lui… Je voulais qu’on m’aide, je voulais que lui m’aide…


_________________
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Original
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
https://anotherchance.forumtwilight.com

Invité
Anonymous

Hey, mais c'est
Invité


Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptyVen 9 Juil - 1:14


    Tentant d’oublier la douleur qui s’immisçait en moi, coulant dans mes veines, le long de mon dos, tel le venin d’un serpent se répandant ici et là… paralysant doucement mes membres, je gardais le regard posé sur Alice. Si je n’avais pas été habitué à ressentir tant de douleur, je me serais sans doute écroulé tant elle était intense… Si intense que j’en avais mal physiquement. Mais un soldat ne montre rien. Il se doit de se battre encore et encore jusqu’à son dernier souffle. Je n’avais pas le droit de flancher sous la souffrance qui envahissait chaque centimètre de ma peau. Pourtant vampire, j’avais la nette impression d’avoir été roué de coup après une soirée un peu trop arrosée. La douleur devait être insoutenable pour Alice. J’étais tout simplement soufflé devant le courage ce magnifique petit bout de femme. Elle endurait sans se plaindre cette atroce souffrance, et ce depuis plusieurs longues heures. Il m’était impossible de la laisser souffrir comme ça, encore et encore. Je souffrais presque autant de la savoir endurant cela, que de ressentir cette infime partie de sa souffrance. Comment aurais-je réagis si nos rôles avaient, ne serais-ce qu’un instant, été échangé ? Je ne serais déjà plus de ce monde je crois… Oui ! J’aurais suivi l’exemple d’Esmé, même si cela voulait dire condamner ce qu’il restait de ma famille. J’étais tout bonnement incapable de vivre sans elle et cette certitude ne datait pas d’aujourd’hui… Dés l’instant ou mon regard avait croisé ses prunelles dorées dans ce petit restaurant de Philadelphie, envoutant mon cœur, me rendant esclave de ses moindres désirs et irrémédiablement fou amoureux d’elle, j’avais su que jamais plus je ne pourrais vivre sans elle.

    L’espace d’un instant je cru qu’elle allait poser sa main sur ma joue, comme elle le faisait si souvent… enfin comme mon épouse du présent le faisait si souvent. J’anticipais déjà le geste, prêt à sentir sa peau contre la mienne. Allez savoir pourquoi, mais j’en rêvais subitement. A tel point que je pouvais presque sentir mon cœur battre la chamade, tentant par tous les moyens de quitter sa place. Mais à peine le geste avait-il été esquissé qu’elle y renonçait, rabaissant sa main avant de baisser la tête.


    - Je suis désolée. Sincèrement désolée, tout es de ma faute…

    Ces quelques mots eurent le même effet sur moi qu’une douche glacée pour un humain... Pour la première fois de toute ma vie, j’avais l’impression de me prendre une gifle magistrale. Pourquoi donc s’excusait-elle ? J’avais beau retourner ses mots dans tous les sens possible et imaginable, je n’arrivais pas à comprendre ce qui les motivaient… Ou au contraire, j’avais peur de trop bien comprendre ce qu’ils sous entendaient. Se rendait-elle coupable du malheur de notre famille… de sa famille ? J’aurais voulu lui hurler au visage qu’elle n’était responsable de rien. Que les choses arrivaient parfois sans que l’on ne puisse rien y faire, même nous. Que j’étais… J’étais certain d’être mort en voulant avant tout la protéger elle. Je lui devais d’être ce que j’étais aujourd’hui, de ne plus être ce monstre sanguinaire tuant juste par plaisir ou pour obéir aux ordres d’une folle alliée dont je croyais être amoureux. Elle n’avait pas le droit de penser qu’elle était responsable de tout… Elle n’avait tout simplement pas le droit. Je refusais qu’elle se rende coupable, qu’elle se détruise petit à petit sous le poids étouffant de cette culpabilité mal placée.

    - Jasper, je veux bien que tu m’aides mais tu ne pourras pas faire grand-chose… Crois moi, tu ne ressens pas tout… Emmett, Rose et moi ont essaie de vous cacher nos émotions et nos pensées… Ce que tu entrevois ce n’est rien…

    Sa voix, d’habitude si claire et cristalline, m’était tel un murmure à peine audible, dans lequel ne perçait ni pointe de malice, ni joie cachée. Alors qu’elle semblait refuser de me regarder, je la détaillais avec plus de patience… Moins que d’habitude cependant, la douleur toujours présente m’énervait quelques peu, me faisant légèrement perdre mon sang froid. Malgré ça, je prenais le temps de l’observée. A présent adossée au plan de travail, comme si elle avait peur que ses jambes ne lui fassent défaut, elle semblait être la même… Si ce n’était ses vêtements ou trainait une ou deux tache de terre, la fine pellicule de poussière qui couvrait sa peau ainsi que ses cheveux plus en bataille de d’ordinaire. Et il y avait aussi ces quelques, rares et presque invisibles mais que je remarquais tout de même, cicatrices sur ses bras, signe des batailles qu’elle avait livré. Bien qu’elle soit pratiquement identique à son double du présent, elle me semblait si petite, si fragile contrairement à celle que je connaissais sur le bout des doigts.

    Prenant mon courage à deux mains, je glissais un doigt sous menton et la forçais à relever la tête, fixant dés lors mes prunelles topazes sur l’or des siennes. A ce simple contact, de longs frissons me parcoururent, m’électrisant comme si je la touchais pour la première fois. Rendu plus confiant par les papillonnements qui s’étaient réveillé au creux de mon bas ventre, je souhaitais plus de contact encore. Posant ma main libre sur sa joue, j’y déposais une douce caresse. Sous mes doigts la peau était douce comme de la soie et chaude. Ayant la même température corporelle, je ne pouvais sentir le froid et la dureté de celle-ci.

    Me rapprochant d’elle pour n’être qu’à quelques centimètres à peine, je n’avais pas quitté son regard… Ce même regard qui m’avait rendu éperdument amoureux d’elle, quelques longues décennies plutôt. Ce même regard qui avait toujours autant de pouvoir sur moi et qui une fois encore me rendait fou. J’aurais aimé la serrer contre moi, sentir son corps épouser à la perfection le mien, mais la douleur me rappela à l’ordre. Oubliant les papillons qui volaient ici et là au creux de mon estomac, je me concentrais sur ses paroles. Comme je l’avais imaginé, je ne ressentais pas l’entièreté de sa douleur mais juste une infime partie. Comme toujours, elle tentait d’en montré le moins possible, préférant souffrir seule que de m’infliger cela. C’était idiot de sa part. Elle pensait sans doute pouvoir surmonter cela seule mais le fait était là ! Nous avions toujours été plus forts à deux.


    - Alice, mon… amour. Décharge sur moi ce fardeau que tu portes… lui murmurais-je. Je te promets de t'aimer, de te chérir, dans la joie comme dans l'adversité, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin et bien au-delà encore… Tu t’en souviens ? Je te l’ai promis. Et quoi qu’il arrive, je veux tenir cette promesse.
Revenir en haut Aller en bas

Votre Fondatrice De Rêve
Alice M. Cullen

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille : Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Giphy
Nombre de Messages : 1100
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptyMer 14 Juil - 19:57




Je n’arrivais pas à trouver la force de le regarder. J’avais peur de céder à la tentation, de vouloir sentir ses lèvres sur les miennes, de sentir ses doigts parcourir mon corps… Je ne pouvais même pas y songer, il appartenait à une autre, ce qui était assez risible quand on y pense puisqu’elle est moi, nous n’étions qu’une seule et même personne, mais à des époques différentes… Je souhaitais tant sentir son corps collé au mien, ses bras m’enlacer avec tendresse. Cet interdit était tout aussi cruel que la douleur qui avait envahit mon être.
A choisir, je pense que je préférerais la douleur de la culpabilité plutôt que celle de ne pas avoir le droit de le toucher… Elle serait mille fois plus supportable…
Si près de lui je me sentais si loin en même temps. J’avais la sensation de rapetisser à mesure que les secondes s’écoulaient. Je me sentais de plus en plus fragile comme une simple humaine que l’on pourrait si facilement briser…

C’est alors que je sentis son doigt se glisser sous mon menton afin que mon visage contemple le sien.
Ce contact si simple me provoqua des vagues de papillon dans le ventre me faisant perdre pied. Cet effleurement m’envahie de bonheur, un bonheur simple mais si intense.
De sa main libre il me caressa la joue, sans m’en rendre compte, je souriais fermant les yeux un bref instant pour profiter de cette caresse. Instinctivement, je posais ma main sur la sienne. J’avais la sensation que mon cœur battait tant le bonheur de cet instant me comblait.
Puis il se rapprocha, se retrouvant ainsi à quelques centimètres de moi. Les papillons dans mon ventre se multiplièrent laissant échapper leur joie. J’avais l’impression que mon cœur allait jaillir hors de ma poitrine tant j’avais la sensation qu’il battait fort alors qu’il ne le faisait plus depuis tant de décennies.  Le bonheur et la plénitude m’envahirent effaçant ou plutôt dissimulant peu à peu cette cruelle douleur qui me dévorait de l’intérieur.

Sans même s’en rendre compte, il me rendait heureuse calmant ainsi la douleur. Sa présence si près de moi me faisait oublier tout le reste. Cela avait toujours était le cas et ce depuis notre rencontre et jamais cela ne changera. Lorsqu’il se trouvait près de moi, si proche de moi et bien plus rien n’existait au monde à part lui et moi. Je l’aimais tant que sa seule présence me comblait de joie et de bonheur. Malgré la tristesse que mon cœur connaissait actuellement, mon tendre Jasper me faisait tout oublier comme si rien ne s’était produit, comme s’il était le Jasper de mon époque et moi son Alice de la sienne… Notre amour était vrai et ce pour l’éternité. Nous étions faits pour nous rencontrer.
Sa voix angélique me sortit de mes songes dans lesquels je m’égarais.

- Alice, mon… amour. Décharge sur moi ce fardeau que tu portes… Je te promets de t'aimer, de te chérir, dans la joie comme dans l'adversité, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin et bien au-delà encore… Tu t’en souviens ? Je te l’ai promis. Et quoi qu’il arrive, je veux tenir cette promesse.

Ces mots… Comment pourrais-je les oublier, je revoyais ce jour ou il me les avait dits comme si cela était hier… Ce n’était pas juste, je perdais totalement pied, laissant tomber de plus en plus les barrières que j’avais pour me protéger, auprès de lui je n’arrivais pas à rester aussi forte que je le souhaitais.
Plongeant mon regard dans le siens, je me sentais vivante.
De ma main je lui effleurais sa joue si douce, des frissons s’emparèrent de moi et les papillons de mon ventre virevoltaient partout dans mon corps désormais. Je déposais un tendre baiser sur cette même joue que je venais d’effleurer, m’y attardant afin de profiter de cette proximité, de sa fragrance si délicieuse, de cette tentation grandissante à chaque instant, puis j’en redéposais un deuxième, un troisième… me rapprochant chaque fois un peu plus de ses lèvres que je souhaitais tant sentir sur les miennes.
Ecartant un peu mon visage du sien, je plongeais une nouvelle fois mon regard dans ses yeux couleur topaze.

-Je me souviens de chacune des paroles prononcées ce jour là comme si c’était hier ainsi que toute celle que tu m’as dite depuis notre rencontre. Jamais je ne pourrais les oublier… , murmurais-je d’une voix remplit de tendresse.

Cette fois ne résistant plus à la tentation, j’approchais une nouvelle fois mes lèvres de son visage, pour m’emparer des siennes dans un tendre baiser. Je savourais chaque seconde de ce baiser comme si c’était le premier, laissant transparaitre l’amour que j’avais pour lui.
Puis je détachais mes lèvres faiblement des siennes.

-Cette promesse, tu l’as tenue à de nombreuses reprises et je sais que tu le feras encore et encore quoiqu’il arrive… ,dis-je dans un murmure de béatitude. Tu as toujours était là à mes côtés, tu me connais par cœur, tu peux lire en moi comme dans un livre ouvert, même si je souhaitais te cacher quelque chose, il te suffirait de t’approcher de moi comme maintenant pour faire tomber toutes les barrières que j’aurais établie…

Collant mon front au sien, je plongeais dans son regard, caressant sa joue de tendre caresse, lui adressant un sourire de tendresse. Le désir m’envahissait, le désir de vouloir l’embrasser à nouveau, caresser son corps si proche du mien…  
Ma volonté de résister à la tentation s’amoindrissait au fur et à mesure que les secondes s’égrainèrent. J’en oubliais jusqu’à l’objet de notre conversation du départ, un brume recouvrait mon esprit m’empêchant de réfléchir objectivement.
Dans un dernier élan de courage, je m’éloignais de quelque centimètre. La douleur que provoquait cette infime distance était une torture, mais je savais que si je restais si proche de lui j’allais céder à cette attraction…


_________________
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Original
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
https://anotherchance.forumtwilight.com

Jasper Hale Cullen

Hey, mais c'est
Jasper Hale Cullen

Ta bouille : Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Tumblr_mqyjy8Nv1R1rtdaupo3_250
Nombre de Messages : 73
Emploi/loisirs : Etudiant, Frère, Fils, Père et Mari à temps plein
Humeur : Malheureux à en crever.

Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptyMar 15 Sep - 21:10

Mes yeux d'une couleur miel foncé, rendu plus sombre que d'ordinaire par la souffrance qui embrumait doucement mes sens, fixaient la divine créature qui se trouvait face à moi dans l'attente d'une quelconque réaction. L'espace d'un instant j'avais pensé réussir à la persuader de me laisser l'aider et user de mon don pour l'apaiser... pour nous apaiser. Parce qu'il était clair que j'étais à deux doigts de craquer. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, je n'avais pas la moindre idée de ce qui en était la cause. Était-ce la douleur elle-même qui me vrillait les tempes comme si une vilaine migraine se préparait à me frapper de plein fouet? Ou bien, étaient-ce les papillons qui continuaient de faire des triples lootz dans mon estomac et qui semblaient décidés à allumer un brasier au creux de mes reins ? La sensation était étrange, même pour le vampire que j'étais. J'avais à la fois envie de me jeter sur le premier humain qui passerait à ma portée, pour lui arracher la jugulaire d'un coup de dents, tant la douleur - bien qu'infime comparée à ce qu'Alice devait endurer - me mettait les nerfs à rude épreuve. Et en même temps, un simple regard sur ses lèvres rosées me donnait juste envie d'envoyer valser tout ce qui se trouvait sur le plan de travail derrière elle, pour finir par l'y allonger et la faire mienne d'un coup de reins, qui serait sans doute bien plus brutale que tout ce à quoi mon moi futur avait dû l'habituer. La douleur et le désir faisaient ressortir en moi des instincts bestiaux que j'aurais préféré ne pas avoir à montrer.

Tentant, tant bien que mal, de refréner les violentes pulsions qui m'assaillaient de toutes parts, je me concentrais sur elle. Sur sa respiration presque inaudible, sur sa poitrine qui se soulevait avec un rythme régulier, ses prunelles dorées comme les blés alors que les miennes ne devaient plus être très loin du noir d'encre à présent… C'est comme si je pouvais percevoir leur changement de couleur, aussi surement que si j'avais été spectateur de la scène. A bien y réfléchir, le désir devait y être pour beaucoup plus que la douleur. Parce qu'à l'instant même, alors que nos regards étaient plongés l'un dans l'autre, je percevais de moins en moins la présence de la douleur d'Alice. Comme si elle l'avait anesthésiée d'un coup. Alors que je m'apprêtais à sonder ses émotions, ses doigts s'étaient glissés sur ma joue, aussi léger que la caresse d’un vent d’été chaud, faisant frissonner mon épiderme. Des doigts qui furent rapidement remplacés par ses lèvres aimantes et douces. Des lèvres que j’avais milles fois découvertes, que j’avais épousées avec passion bien plus encore. Des lèvres que je connaissais par cœur et qui pourtant m’étaient encore inconnues. La colère qui s’était mêlé au désir que j’avais d’elle s’apaisa presque aussitôt, bien que j’en veuille encore au monde entier d’avoir osé faire souffrir celle qui était tant pour moi. Même si j’avais encore du mal à contrôler ma soif de sang humain par moment, Alice avait fait de moi un être infiniment meilleur. Elle m’avait sauvé de toutes les façons possibles, m’offrant une vie à laquelle je n’aurais jamais pu prétendre lorsque j’étais encore aux côtés de Maria. Elle était ma vie, ma moitié, ma femme, ma meilleure amie, ma confidente. Elle me connaissait mieux que quiconque… Peut-être même mieux que moi-même.

La divine fragrance de sa peau me parvint avec force alors que ses lèvres glissaient sur ma joue, se rapprochant à chaque nouveau baiser de mes propres lèvres. Et comme un serpent hypnotisé par un joueur de flute, je me laissais aller à ses caresses, le désir grandissant. J’harponnais son regard dès que son visage s’éloigna du mien, comme un junkie en manque de sa dose, jamais rassasié de la regarder. Je connaissais le visage d’Alice sur le bout des doigts. Je les avais si bien gravés dans ma mémoire que j’aurais pu la dessiner sans peine les yeux fermés, comme si je les avais tracés encore et encore mais à l’instant je me retrouvais en réalité assez troublé. Face à moi c’était Alice, sans réellement être elle… Les traits à la fois si semblables et tellement différents. Ce même petit nez auquel j’aimais frotter le mien d’un geste tendre. Ces mêmes lèvres pleines et rosées qui abreuvaient mon existence de vie et de rire. Cette bouche que j’avais tant embrassée et qui pourtant me paraissait si lointaine… presque interdite. Sans doute l’était-elle, malgré le désir si grand qui me vrillait le cœur de la cajoler. Il y avait aussi ces grands yeux dorés dans lesquels je pouvais me perdre durant des heures, même si la pointe de tristesse qu’on pouvait y lire depuis que nos regards s’était croisé un peu plutôt n’était pas habituel. D’aussi loin que je puisse me souvenir je n’avais jamais vu tant de tristesse et de douleur dans ses beaux yeux mordorés. Depuis qu’Alice m’avait trouvé dans ce petit restaurant de Philadelphie, jamais je ne l’avais vue ou sentie aussi éteinte. Non. Alice était de ses êtres solaires qu’on ne peut côtoyer sans se brûler. Et l’ange déchu que je suis s’était irrémédiablement brûler les ailes à son contact. Nombreux étaient ceux qui la trouvait excentrique, trop enjouée ou même bizarre, mais je l’avais toujours trouvée parfaite. D’une beauté lumineuse avec cette peau diaphane et froide, semblable à la pierre pour n’importe quel être humain et pourtant si chaude et douce contre la mienne… Elle avait toujours été la lumière qui éclipsait mon côté sombre. Et même parsemée d’une fine couche de poussière, stigmate des moments difficiles qu’elle venait de vivre, elle était belle à s’en damner. Ses cheveux plus longs, la différenciant de son double du présent qui les portait court, lui donnait plus de magnétisme. L’envie folle de laisser mes doigts courir dans ses boucles brunes me laissa presque pantelant. L’espace d’une fraction de seconde, je me fis l’impression d’être l’un de ces ados aux hormones en ébullitions qui parcourraient les couloirs du lycée de Forks. Mais avant même que je n’esquisse le moindre geste la voix tendre de ma moitié brisa le léger silence qui s’était installé.

- Je me souviens de chacune des paroles prononcées ce jour-là comme si c’était hier ainsi que toute celle que tu m’as dite depuis notre rencontre. Jamais je ne pourrais les oublier…

Comme je me souvenais de chacun de ses mots, de chacun de ses gestes, de l’intensité de chacun de ses regards, du plus infime frémissement de sa peau. Parfois il m’arrivait de regretter notre état. J’aurais aimé écouter la mélodie de son cœur sous mon oreille. Mais contrairement à ma sœur qui se pourrissait un peu l’existence avec ça, je ne le regrettais pas réellement. Du moins pas entièrement. Je regrettais surtout d’être celui que j’étais, un monstre assoiffé de sang, aux instincts primaires, créé dans l’unique but de se battre et de tuer. Mais d’un autre côté je bénissais la destinée d’avoir placé Alice sur mon chemin, de nous avoir permis de passer autant de temps l’un avec l’autre sans avoir à craindre que la mort ne nous sépare… jusqu’à présent. Ce qui ne serait pas éternellement le cas si les choses continuaient telle qu’elles le devaient.

Les lèvres de la belle brune se posèrent finalement sur les miennes dans un baiser tendre et amoureux, m’arrachant involontairement un grondement de satisfaction. Dans un geste plus possessif que je ne l’aurais souhaité, ou peut-être que non, je glissais une main dans le creux de sa nuque, perdant mes doigts dans ses longues mèches. Une vague d’amour pur m’envahi aussitôt et je ne pus que fondre un peu plus pour ce petit bout de femme qui illuminait mon existence. Même en sachant qu’elle n’était pas réellement « mon Alice », je ne pouvais me raisonner. Tout en moi, de mes instincts à mon corps en passant par mon cœur, reconnaissait en elle mon âme sœur.  La sensation de déchirement fut exactement la même lorsque ses lèvres s’éloignèrent des miennes.

- Cette promesse, tu l’as tenue à de nombreuses reprises et je sais que tu le feras encore et encore quoiqu’il arrive… Tu as toujours été là à mes côtés, tu me connais par cœur, tu peux lire en moi comme dans un livre ouvert, même si je souhaitais te cacher quelque chose, il te suffirait de t’approcher de moi comme maintenant pour faire tomber toutes les barrières que j’aurais établie…

Front contre front, le regard noyé dans celui de l’autre, le monde disparu petit à petit pour ne se résumer qu’à nous deux. J’oubliais notre famille à quelques pièces d’ici, la douleur des révélations qui avaient été faites quelques instants plutôt. Égoïstement je m’abandonnais à ses doigts courant sur ma joue en de douces caresses, à ses sourires qui pensaient mon cœur après la sensation de l’immense douleur que j’avais ressenti en elle. Si chagrin il y avait toujours, je n’en percevais presque plus de trace. Comme anesthésié, mon don ne recevait plus que des signaux assez clairs de son désir, similaire au mien. Ne souhaitant pas la brusquer d’avantage, je traçais du bout des doigts de petits cercles sur sa nuque, profitant juste de sa présence. Néanmoins, la sensation de ses lèvres tout contre les miennes et de son corps si proche m’avait laissé sur ma faim. Une seconde elle parvint courageusement à s’écarter de quelques douloureux centimètres.

- Alice…

Sans lui laisser le temps, je fini par céder à la tentation. La main au creux de sa nuque, je l’attirais à moi tout en me lovant contre elle, coinçant délicieusement son corps entre le mien et le plan de travail. D’un geste vif mais emprunt d’une certaine douceur, j’écrasais mes lèvres contre les siennes, laissant échapper un feulement possessif. Hors de question que je la laisse s’éloigner une seconde. Noyé dans le besoin viscéral que j’avais elle, c’était au-dessus de mes forces de la laisser. A côté, le besoin de sang c’était une plaisanterie.
Apprendre la mort de la moitié de ma famille, la mienne également et savoir ma femme livrée au danger me rendais fou. Ma seule consolation était de savoir Rose et Emmett auprès d’elle. Mais face aux terribles révélations, j’avais désespérément besoin d’elle. Autant qu’elle pouvait avoir besoin de moi. Peu importe ce qui nous entourait à l’instant. Le désir que j’avais pour elle était plus fort que tout. Je m’en mordrais peut-être les doigts plus tard, mais dans l’immédiat, seul Alice comptait.

_________________
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Tumblr_inline_mn5tjrEfFO1rnejf9 Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Tumblr_mi9jyqvFaq1rtdaupo2_250
Revenir en haut Aller en bas

Votre Fondatrice De Rêve
Alice M. Cullen

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille : Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Giphy
Nombre de Messages : 1100
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) EmptyMer 16 Sep - 13:41

M’être éloignée de quelques centimètres de Jasper me faisait mal. Je savais qu’il n’était pas mien, qu’il était promis à une autre, une autre qui était tout simplement moi plus jeune. Était-ce mal de désirer cet homme à en vouloir mourir ? Après tout, c’était Jasper, mon Jasper, l’amour de ma vie, mon âme sœur, l’être sans qui ma vie n’avait aucun sens.

Brièvement je repensais à Esmée et son sacrifice. J’aurai fait de même si je n’avais pas ma fille qui comptait sur moi… Mais pour le moment c’était trop pour moi, nous n’avions pas été préparé à ces pertes. J’avais toujours pris pour acquis que mon amour serait toujours auprès de moi. Je n’avais pas eu le temps de lui redire comme je l’aimais, comme il était ma raison d’être, que sans lui ma vie n’avait aucun sens, qu’il était mon soleil, mon bonheur, ma force de vivre. Je n’avais pas pu l’embrasser une dernière fois….

Me trouvais-je des excuses pour ce qui se passait maintenant dans cette cuisine ? Pour avoir cédé à la tentation d’embrasser ce magnifique être se trouvant devant moi.
Sa main était toujours posée sur ma nuque, il ne m’avait pas lâché d’une fraction de millimètre. Nous étions comme électrisé. Ses doigts sur ma peau. Je les connaissais que trop bien et pourtant c’était comme si c’était la première fois qu’ils me touchaient, me découvraient.

Pourquoi m’étais-je éloigné de lui ? J’avais désormais la sensation d’étouffer, je manquais d’air. Mon cœur se serrait par cet éloignement. Durant un moment j’oubliais les événements récents, ou devrais-je dire que j’oubliais l’avenir ? Je ne savais pas, en fait je ne savais plus rien à part que j’étais Alice et qu’il était Jasper, deux âmes sœur qui se retrouveront en permanence qu’importait les évènements, et les époques.


Lorsque nos fronts se collèrent l’un à l’autre, que nos regards se plongèrent l’un dans l’autre, plus rien n’existait autour de nous, plus aucun bruit ne parvenait à mes oreilles, il n’y avait que lui et moi. Nous étions tout simplement hors du temps, tout se figea autour de nous. C’était du moins l’impression que j’avais.
Son regard noir me transperça comme jamais. Était-il en colère ? M’en voulait-il d’avoir posé mes lèvres sur les siennes ? Non je ne pense pas, tout en lui indiqua le contraire, ses doigts sur ma nuque, son front contre le mien, son regard sur moi…. Non je le connaissais que trop bien, il était dans le même état que moi, il ne souhaitait qu’une chose : lâcher prise.

Me rendre compte de cela augmentait mon désir, je voulais prendre possession de ses lèvres, coller mon corps au sien, je voulais le dévorer tout entier.

-Alice, murmura-t-il d’une voix rauque empreinte de désir. Je ne pus que sourire car je savais ce qui allait se produire, et je n’avais pas besoin de mon don pour cela.

De sa main toujours sur ma nuque il m’attira à lui d’un geste vif mais tendre. Nos corps se collèrent l’un à l’autre, je retrouvais enfin ma place, mon corps se réchauffait, mes poumons s’emplirent d’air du moins c’était l’impression que cela me donnait.
Il n’y avait vraiment que lui et moi, chaque geste allait vite, mais pourtant j’avais la sensation de tout vivre au ralenti comme si cela me permettait de graver en moi tous ces moments.

Je savais que plus tard je le regretterai mais au diable, je ferai avec. De ce fait lorsque ses lèvres s’emparèrent des miennes je m’abandonnais totalement et laissa tomber toutes mes barrières.
Mes baisers sur sa bouche se firent plus intenses plus dévorant, c’était comme un besoin vital de l’avoir aussi proche de moi et plus encore.
Un grognement s’échappa de mes lèvres je ne pouvais pas me contenter de cela, j’avais besoin de plus, j’avais besoin de lui. Je me trouvais toujours entre le plan de travail et le corps de mon aimé, je pouvais inverser les rôles rapidement et prendre les choses en mains mais je ne souhaitais pas le brusquer, je souhaitais pouvoir lui laisser la chance d’arrêter les choses et de reprendre nos esprits même si cela m’achèvera.  Mais j’avais fait tellement de mauvais choix que je ne pouvais pas forcer les autres à me suivre dans les voies obscures.

Je restais là tout contre le plan de travail, ma bouche quittant les lèvres de mon aimé afin de se perdre, suis sa mâchoire forte que j’aimais tant, puis dans son cou, ou mes crocs mordillèrent au passage sa douce peau.  Tout en continuant de l’embrasser avidement dans le cou, mes mains se perdirent sous sa chemise mes ongles s’enfonçant dans la chair de son dos, le forçant à se coller plus encore a moi.  Il était ma raison d’être, mon unique raison de rester en vie, j’avais besoin de lui à cet instant.

Mes doigts se firent plus tendre, mes lèvres quittèrent son cou pour revenir sur ses lèvres.

-Je t’aime tant, lâchais-je dans un murmure à peine audible.


Oui plus tard je regretterai surement cela mais à cet instant j’avais le besoin impérial de retrouver un semblant de normalité même si ce n’était que deux époques différentes avec des vies différentes qui se retrouvaient au même instant dans cette cuisine.


_________________
Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Original
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
https://anotherchance.forumtwilight.com


Hey, mais c'est
Contenu sponsorisé


Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty
MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Une bière, une clope...deux flingues [PV. mizuki] [ce n'est pas du hentaï mais âme sensible s'abstenir!]
» Un coucher de soleil avec toi (pv Aisuru) (Hentaï possible)
» Quand deux corps s'enflâme [Pv Mafuyu Nekokami ][Hentaï]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Forks dans l'État de Washington :: La Villa des Cullen :: La cuisine-