Rpg Twilight, contexte alternatif au tome 1 : Fascination
 
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 Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)

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MessageSujet: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Dim 20 Juin - 12:55



Nous étions dans le salon, nous venions de terminer d’expliquer le pourquoi de notre retour, nous avions également parlé des personnes avec qui nous étions revenu et des liens familiaux qui nous unissait… J’avais vu de la joie sur certain visage et de l’inquiétude sur d’autre…
Depuis mon arrivée dans la Villa, j’avais bien pris soin de ne penser à rien et de ne rien ressentir, mais là, les questions commençaient à montrer le bout de leur nez et je sentais mes barrières céder peu à peu… J’admirais la pièce lorsque mon regard se posa sur Jasper…
Avec Alice il avait l’air si heureux, ils étaient heureux, lui et moi l’avions toujours été… La situation était étrange, j’avais l’impression d’être derrière une vitre, de revivre une scène de mon passé, à la différence que plus jamais je n’aurais mon Jasper à mes côtés…

Il fallait que je quitte cette pièce, ce n’était qu’une question de seconde avant que je ne puisse plus contrôler mes émotions. Je pris la main de ma sœur en lui adressant un sourire, elle comprit aussitôt et me rendit mon sourire.
Je me levais et partis d’une allure calme hors du salon… Je me dirigeais vers la cuisine, rare était les fois ou quelqu’un l’utilisait alors ici je serais tranquille.

La cuisine était plus grande et plus lumineuse que dans mes souvenirs. Je pris appuie sur le plan de travail. Voir Jasper vivant et heureux auprès de… auprès de moi, la Alice du présent, c’était si dur, la plaie béante qui avait élu domicile dans ma poitrine me faisait souffrir à un point que s’en devenait cruelle…
Je revoyais ce qui c’était passé là bas, les derniers mots qu’il m’avait dit… Nous étions tous revenues à cause de moi, j’avais été égoïste, je n’avais pensé qu’à nous mais eux… Je ne les avais pas prit en compte… J’avais fait erreurs sur erreurs sans m’en rendre compte, j’étais si impardonnable.
La rage, la culpabilité et la tristesse montèrent en moi. Mes jambes commençaient à flancher sous mon poids, j’avais la sensation que ma tête tournait, je commençais à manquer d’air ce qui était assez risible puisque la respiration ne m’était pas nécessaire... Mais c’était de l’angoisse, pour la première fois de mon existence vampirique, je faisais une crise d’angoisse.
Une pensée stupide me vint à l’esprit et qui me fit rire. Ils étaient tous si beau et si propre… Nous devons vraiment paraitre pauvre à coté d’eux, et moi comparé à mon autre moi c’était le jour et la nuit, elle paraissait si fraiche dans sa belle tenue avec sa peau parfaite, moi certes ma beauté était toujours là mais ma tenue n’avait rien à voir d’unique, je la portais assez fréquemment, je n’ai pas l’occasion d’avoir de beau magasin à ma disposition, ici je pourrais enfin retrouver les magasins, les grandes marques…

Oh je me haïssais tant, je ne pourrais jamais me le pardonner. Je revoyais sans cesse mon Jasper du futur celui mort sous mes yeux, je caressais les quelques rares cicatrises que j’avais sur les bras, souvenir de l’époque des nouveau-nés de Victoria tout comme celle que j’avais sur le dos…
Le sentiment qui me dominait à présent était la tristesse… J’étais seule sans personne pour me voir et je pouvais enfin pleurer la perte de mes êtres chers… Par ma faute il y avait eu tant de mort, une simple vision aurait pu nous sauver, tout au moins nous laisser le temps de fuir…
Le trou dans ma poitrine me faisait de plus en plus mal, je souhaitais que cela cesse un peu…
Mes jambes refusait de me soutenir plus longtemps alors je m’assis sur le plan de travail croissant les jambes et fermant les yeux…

C’est alors que j’entendais quelqu’un entrer dans la cuisine. Cette fragrance ne m’était que trop familière, il ne pouvait s’agir que de mon doux, enfin je veux dire de Jasper…


(HJ : Désolée j’ai eu un peu de mal à choisir le moment pour démarrer le rp, mais j’espère que dans l’ensemble il tient la route, et pour le titre je ne savais pas quoi mettre Razz )


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MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Sam 26 Juin - 18:57




How wonderful life is now you're in the world.
Que la vie est merveilleuse depuis que tu es là.
    Après la vision d’Alice au terrain de Baseball, nous étions tout de suite rentré à la villa. Encore une fois, la vie semblait bien décidée à ne nous laisser aucun moment de tranquillité. Tout d’abord l’arrivée de Bella, le départ d’Edward pour l’Alaska, son retour, son amour pour la jeune humaine et ces morts provoqués semble t-il par des vampires… Du moins, c’est ce que pensait Carlisle lorsqu’il avait ausculté la dernière victime retrouvée. Et maintenant ça ! Tout semblait destiné à nous créer problème sur problème. Pas que cela m’ennuie, j’avais l’habitude de devoir me battre de par mon expérience de l’armée ou de par ma nature, contre laquelle je me battais jour après jour. Mais rien ne m’avait jamais préparé à ce qui était arrivé ce soir.

    Alice était toute folle après la vision qu’elle avait eu au terrain de Baseball, mais j’avais apprit il y a bien longtemps déjà a déchiffrer la vérité sous son éternel sourire… Malgré sa joie manifeste, son visage était grave, signe que ce qui allait suivre ne serait sans doute pas de tout plaisir. Ayant stoppé précipitamment le jeu, j’étais à ses coté pour la soutenir comme je le faisais toujours lors de ses visions. Je savais parfaitement qu’elle se sentait plus en sécurité en ma présence, pas qu’elle risque d’être blesser mais ses visions n’étaient pas toujours de tout repos. Un bras glissé autour de sa taille fine, j’avais attendu patiemment que la vision finisse, murmurant à son oreille de douces paroles qu’elle seule put entendre, bien que le reste de notre famille se soit rapproché. Intrigué par les différentes émotions qui se succédaient en elle, je n’avais même pas vu que Bella s’était également approché, le bras protecteur d’Edward autour d’elle. C’est là qu’Alice nous avait fait part de l’importance de rentré rapidement à la villa… Que nous allions avoir de la… de la visite. Elle aurait sans doute dû préciser. Isabella étant humaine, Edward prit la voiture d’Emmett, ramenant en même temps le matériel utilisé. Quant à nous, nous irions sans doute bien plus vite en courant.

    C’est à quelques centaines de mètres de la villa que j’avais sentit leur présence. La douce fragrance qui me parvenait me semblait étrangement familière… En faite, elle semblait identique à celle d’Alice. Je pouvais également percevoir celle d’Emmett et Rose. C’était assez étrange contenu du fait, qu’ils étaient tous trois à mes cotés. Méfiant, je m’étais aussitôt placé devant Alice… Emmett en avait fait de même avec Rosalie.
    Je refusais tout bonnement qu’il arrive le moindre malheur à ma tendre moitié. Les musclés bandés à leur maximum, prêt à attaquer au moindre signe de danger, mes yeux avaient soudainement rencontré son regard doré. Ces yeux, je les aurais reconnus entre mille… Mais il était impossible que ce soit les mêmes, car leur jumeaux appartenaient à ma fleur de Lys, mon épouse. Pourtant, je me sentais mis a nu sous ceux-ci… Comme si ils m’avaient contemplés de longues années et connaissaient tout de moi, dans les moindres détails.

    Perdu dans l’or liquide de ces prunelles, je n’avais guère prêté attention au cri de stupeur de ma famille, alors qu’Alice, Rose et Emmett sortaient du couvert des arbres. J’étais bien trop obnubilé par le visage, de celle qui semblait être mon âme sœur et qui pourtant était si différente de celle que j’avais épousé quelques décennies plutôt. C’était étrange… C’était elle, sans être elle. Dévisageant ouvertement Alice, je sentis cependant la main de ma femme se glisser dans la mienne. Avait-elle senti le trouble présent dans mon esprit ? Avait-elle peur que mon âme ne soit trop troublé par ce double d’elle pour l’oublier ? Voulait-elle seulement me rappeler sa douce présence ?

    Détournant enfin les yeux de cette magnifique apparition, je posais mes prunelles mordorées sur l’élue de mon cœur. Lui adressant un sourire, je tentais de la rassurer. Je l’aimais plus que tout et je ne voulais pas qu’elle se fasse de soucis inutilement.

    Nous avions ensuite décidé de rentrer à la Villa, nous y serions sans aucun doute bien mieux pour discuter. Suivant Carlisle et Esmée au salon, je n’avais cependant pas lâché la main d’Alice. Comme toujours, nous nous lancions de petits regards, de doux sourires. Caressant du pouce le dos de sa main, je la laissais prendre place sur le canapé et m’installais à ses pieds sur le tapis du salon. C’est notre père qui entama la discussion. Etrangement, je ne sentais aucune émotion émaner des trois doubles qui se trouvaient parmi nous… Cependant la frustration que ressentait Edward m’apprit qu’il n’avait pas, lui non plus, accès à leur pensée. Après tout quoi de plus normal ? S’ils étaient là devant nous, le double d’Edward ne devait pas être bien loin… Ils étaient donc au courant du don de ce dernier et par là, plus a même de se protéger face à lui. Combien de fois n’avais-je pas énumérer le nom de tous les soldats mort lors de la révolution texane, pour l’éloigner de mes pensées ? N’importe qui était capable d’en faire autant.

    Reportant mon attention sur les trois nouveaux venus, je prenais la conversation de cour… Il était question de retour dans le passer, de Lycan, des animaux tel que les loups bien qu’ils soient plus cruels. Jusque là tout allait bien mais la suite nous fit, à tous, un choque. La veille, ils avaient été attaqués par des lycans et nombre d’entre eux avaient perdu la vie. C’est Emmett, seul homme encore vivant de note famille, qui nous conta le drame… Carlisle était mort en tenant de nous protéger tous. Folle de douleur d’avoir perdu l’être aimé, refusant de vivre dans un monde où il n’était plus, Esmée s’était livrée aux bêtes sauvages qui l’avaient réduit à néant. La mâchoire serrée, j’écoutais le récit, la main d’Alice crispée sur mon épaule. Je savais qu’elle avait vu bien plus qu’elle ne l’avait dit lors de sa vision, j’avais sentit l’immense douleur qui avait semblé lui briser le cœur, ainsi que l’amour inconditionnel qu’elle me portait. Il m’avait fallu de longues minutes pour réussir à calmer ses sanglots… Et blottie aux creux de mes bras, elle avait longtemps refusé de me lâcher, que je ne m’éloigne trop d’elle. J’étais certain qu’elle avait vu des gens aux quels elle tenait, mourir sous yeux. Cependant je n’avais aucune idée de combien j’étais dans le vrai.

    Emmett poursuivit sans même se douter de mes réflexions intérieures. Dans notre famille, tout le monde était accroché à ses lèvres, attendant la prochaine horreur qui en sortirait. Esmée et Carlisle s’étaient rapprochés l’un de l’autre après l’annonce de leur tragique mort. A qui étais-ce le tour à présent ?

    Le destin avait par la suite décidé que c’était à Edward et à Jacob de donner leur vie, au grand malheur de leurs femmes respectives. J’étais abasourdi devant les révélations qui se faisaient dans notre salon. Comment aurais-je pu imaginer ce que l’avenir nous réservait ? Rien ne nous préparait à cela… Rien ne nous donnait d’indice sur ce qui allait arriver. Rien ne laissait présager de tels moments de douleur. La vie était cruelle, mais la mort l’était d’autant plus. Mais ce n’était pas fini, après avoir tenté de défendre ce qu’il restait de notre famille j’avais, moi aussi, succombé sous l’assaut des ennemis.

    L’idée d’être vivant ici mais mort dans le futur ne me fait pas d’effet à proprement parler. Je savais qu’un jour viendrait où je tomberais sur plus fort que moi mais j’avais de la peine pour Alice, qui se retrouvait à présent seule. Et je comprenais enfin la réaction de ma femme après sa vision au terrain de baseball… Sans doute avait-elle assisté à mon décès. Glissant ma main sur la sienne, restée sur mon épaule, je la prenais dans la mienne, y posant un doux baiser. Il ne fallait vraiment pas qu’elle se fasse du souci. Maintenant prévenu de ce qui pouvait m’arriver, je m’entrainerais d’arracher pied pour que le futur ne soit pas celui que nous connaissions à présent. Jamais nous ne laisserions les choses se passer comme elles le devaient, nous nous battrions pour sauver nos vies.
    Les discussions allant bon train, je posais les yeux sur ma tendre moitié, qui passait sa main dans mes boucles blonde, et lui adressait un doux sourire. Je lui envoyais aussitôt une vague d’amour, voulant qu’elle sache que je l’aimais plus que tout et qu’elle n’en doute pas un instant. Alors que je plongeais mon regard dans celui de ma femme, je perçus aussitôt le regard d’Alice sur nous… Et la carapace qu’elle avait placé entre nous, de manière a ce que je ne puisse percevoir ses sentiments, sembla s’effriter petit à petit et une vague de douleur, bien qu’en partie étouffée, me frappa de plein fouet. Après un vague regard à sa sœur, elle prit la direction de la cuisine. La suivant du regard, je ressentais le besoin d’être auprès d’elle, de soulager sa douleur… De lui montrer que j’étais là, bien vivant. Plusieurs longues secondes s’écoulèrent avant que je repose mon regard sur Alice.

    - Je reviens mon ange…

    Me levant avec prestance, j’empruntais le même chemin qu’Alice. Poussant la porte, je l’aperçus. Magnifique, elle était assise sur le plan de travail, les yeux fermés, totalement offerte à mon regard. Si je ne m’étais pas souvenu qu’elle n’était pas mon Alice, je me serais jeté sur ses lèvres et l’aurait faite mienne sur ce même plan de travail, tant elle était belle… Elle me faisait penser à un lever de soleil fugace et tellement beau…
    M’approchant d’elle sans crainte, peut être trop près sans doute, je pouvais humer la douce fragrance qui émanait d’elle.

    - Alice… Laisse moi t'aider, tu veux ?

    Si près d'elle, je pouvais sentir toute la douleur qui lacérait son cœur, à tel point que j'en avais le souffle coupé. Je percevais parfaitement le malheur d'être séparée de son aimé et la douleur que ma présence ravivait, lui faisant revivre l'instant où elle avait perdu sa raison de vivre.

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MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Mer 30 Juin - 15:45



Je me trouvais toujours sur le plan de travail. Je sentais ce regard sur moi. Il était si unique. Si la fragrance qui avait envahit l’air ne m’aurait pas convaincu et bien ce regard aurait dissipé le doute. Jasper. Il était là à quelques pas de moi… Il fallait que je lui dissimule mes émotions, il en avait déjà sûrement ressentis une grande partie mais je ne pouvais lui infliger ca. Déjà notre arrivé dans sa vie... J’avais été égoïste et n’avais pas pensé à eux. A comment ils allaient réagir… J’aurais peu être dû. Peu être devrions nous partir désormais, nous pourrions finir de leur délivrer le plus d’information et partir, sortir de leur vie… Je ne savais que pensais, que faire.
Tant de chose circulait dans ma tête, j’avais l’impression qu’elle allait exploser, et cette plaie béante qui avait élue domicile dans ma poitrine ne cessait de s’agrandir de seconde en seconde…

Mon tendre amour fit quelque pas se rapprochant de moi… C’était si dur, j’avais du mal à me dire qu’il appartenait à une autre… Mon cœur se serra encore plus qu’auparavant. La douleur se faufilait partout afin d’envahir la moindre parcelle de ma poitrine encore libre. C’était si douloureux… Je ne pouvais lui faire sentir plus ma douleur. Mais je n’avais jamais réussit à lui cacher ce que je ressentais. Mon Jasper savait tout de moi… Mais là, je le devais, je ne souhaitais pas qu’il ressente l’étendu de ma peine…
Un souvenir heureux. Il me fallait un souvenir agréable, plein de bonheur et de rire c’est cela qu’il fallait que je garde en mémoire… Il y avait le choix, mais sans avoir mon tendre mari qui apparaisse dedans ca c’était un peu plus difficile…
Mais je l’avais tout de même trouvé, les après midi passé au village, celui ou avec mes nièces je racontais comment c’était les expéditions dans les magasins et qu’Haylee créait une illusion de ce que je racontais. Je me rappelle d’un visage en particulier, cette petite humaine Autumn qui aimait nous écouter avant de partir à la découverte du vieux Forks pour y en ramener des trésors… Elle avait les yeux qui brillaient d’envie.
Ca c’était un bon souvenir qui pourrait m’aider à dissimuler mes sentiments pendant quelque temps au moins…

- Alice… Laisse-moi t’aider, tu veux ?

Sa voix, ces quelques mots… je n’allais pas y arriver… Comment faire c’était lui mais pas lui… Les derniers mots qu’il avait prononcés avant qu’on ne lui ôte la vie raisonnèrent encore à mes oreilles…
Mon souvenir. Il fallait que je pense à ce souvenir et tout irait très bien. Toutes mes réflexions ne prenaient que quelques seconde mais peu-être pour un vampire cela pouvait paraitre long… L’air de la cuisine était recouvert par l’agréable fragrance de Jasper… J’inspirais un bon coup puis j’ouvrais les yeux et descendais du plan de travail, le contournant légèrement je m’y adossais au cas où mes jambes céderaient sous moi, et je faisais face à Jasper.

Je levais les yeux vers lui. Il était splendide. Les mots me manquaient, je n’avais qu’une envie le prendre dans mes bras, caresser son visage, l’embrasser encore et encore… Mais je ne pouvais pas. Je levais ma main pour l’approcher de son visage mais je me ravisais immédiatement car je ne sais pas si je pourrai me contrôler…
Il voulait m’aider mais en quoi… ? Je ne sais pas si son don pourrait m’aider réellement… Peu être pourrait-il apaiser cette douleur incessante dans ma poitrine… Je voulais tant qu’elle cesse.

-Je suis désolée. Sincèrement désolée, tout es de ma faute…

Je baissais la tête, il ne devait pas comprendre pourquoi je m’excusais, mais je m’excusais de tout, de cette stupide guerre, de ces morts, sa mort, et le pire de tout, notre retour ici, nous avions modifié leur vie… Par notre retour nous n’avions pensés, ou plutôt je n’avais pensé qu’à nous… Mais eux dans tout cela ?

-Jasper, je veux bien que tu m’aides mais tu ne pourras pas faire grand-chose… Crois moi, tu ne ressens pas tout… Emmett, Rose et moi ont essaie de vous cacher nos émotions et nos pensées… Ce que tu entrevois ce n’est rien…

Je gardais la tête baissé… C’était bien la première fois de ma vie que je ne savais pas quoi dire devant lui… Je voulais qu’on m’aide, je voulais que lui m’aide…


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MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Ven 9 Juil - 1:14


    Tentant d’oublier la douleur qui s’immisçait en moi, coulant dans mes veines, le long de mon dos, tel le venin d’un serpent se répandant ici et là… paralysant doucement mes membres, je gardais le regard posé sur Alice. Si je n’avais pas été habitué à ressentir tant de douleur, je me serais sans doute écroulé tant elle était intense… Si intense que j’en avais mal physiquement. Mais un soldat ne montre rien. Il se doit de se battre encore et encore jusqu’à son dernier souffle. Je n’avais pas le droit de flancher sous la souffrance qui envahissait chaque centimètre de ma peau. Pourtant vampire, j’avais la nette impression d’avoir été roué de coup après une soirée un peu trop arrosée. La douleur devait être insoutenable pour Alice. J’étais tout simplement soufflé devant le courage ce magnifique petit bout de femme. Elle endurait sans se plaindre cette atroce souffrance, et ce depuis plusieurs longues heures. Il m’était impossible de la laisser souffrir comme ça, encore et encore. Je souffrais presque autant de la savoir endurant cela, que de ressentir cette infime partie de sa souffrance. Comment aurais-je réagis si nos rôles avaient, ne serais-ce qu’un instant, été échangé ? Je ne serais déjà plus de ce monde je crois… Oui ! J’aurais suivi l’exemple d’Esmé, même si cela voulait dire condamner ce qu’il restait de ma famille. J’étais tout bonnement incapable de vivre sans elle et cette certitude ne datait pas d’aujourd’hui… Dés l’instant ou mon regard avait croisé ses prunelles dorées dans ce petit restaurant de Philadelphie, envoutant mon cœur, me rendant esclave de ses moindres désirs et irrémédiablement fou amoureux d’elle, j’avais su que jamais plus je ne pourrais vivre sans elle.

    L’espace d’un instant je cru qu’elle allait poser sa main sur ma joue, comme elle le faisait si souvent… enfin comme mon épouse du présent le faisait si souvent. J’anticipais déjà le geste, prêt à sentir sa peau contre la mienne. Allez savoir pourquoi, mais j’en rêvais subitement. A tel point que je pouvais presque sentir mon cœur battre la chamade, tentant par tous les moyens de quitter sa place. Mais à peine le geste avait-il été esquissé qu’elle y renonçait, rabaissant sa main avant de baisser la tête.


    - Je suis désolée. Sincèrement désolée, tout es de ma faute…

    Ces quelques mots eurent le même effet sur moi qu’une douche glacée pour un humain... Pour la première fois de toute ma vie, j’avais l’impression de me prendre une gifle magistrale. Pourquoi donc s’excusait-elle ? J’avais beau retourner ses mots dans tous les sens possible et imaginable, je n’arrivais pas à comprendre ce qui les motivaient… Ou au contraire, j’avais peur de trop bien comprendre ce qu’ils sous entendaient. Se rendait-elle coupable du malheur de notre famille… de sa famille ? J’aurais voulu lui hurler au visage qu’elle n’était responsable de rien. Que les choses arrivaient parfois sans que l’on ne puisse rien y faire, même nous. Que j’étais… J’étais certain d’être mort en voulant avant tout la protéger elle. Je lui devais d’être ce que j’étais aujourd’hui, de ne plus être ce monstre sanguinaire tuant juste par plaisir ou pour obéir aux ordres d’une folle alliée dont je croyais être amoureux. Elle n’avait pas le droit de penser qu’elle était responsable de tout… Elle n’avait tout simplement pas le droit. Je refusais qu’elle se rende coupable, qu’elle se détruise petit à petit sous le poids étouffant de cette culpabilité mal placée.

    - Jasper, je veux bien que tu m’aides mais tu ne pourras pas faire grand-chose… Crois moi, tu ne ressens pas tout… Emmett, Rose et moi ont essaie de vous cacher nos émotions et nos pensées… Ce que tu entrevois ce n’est rien…

    Sa voix, d’habitude si claire et cristalline, m’était tel un murmure à peine audible, dans lequel ne perçait ni pointe de malice, ni joie cachée. Alors qu’elle semblait refuser de me regarder, je la détaillais avec plus de patience… Moins que d’habitude cependant, la douleur toujours présente m’énervait quelques peu, me faisant légèrement perdre mon sang froid. Malgré ça, je prenais le temps de l’observée. A présent adossée au plan de travail, comme si elle avait peur que ses jambes ne lui fassent défaut, elle semblait être la même… Si ce n’était ses vêtements ou trainait une ou deux tache de terre, la fine pellicule de poussière qui couvrait sa peau ainsi que ses cheveux plus en bataille de d’ordinaire. Et il y avait aussi ces quelques, rares et presque invisibles mais que je remarquais tout de même, cicatrices sur ses bras, signe des batailles qu’elle avait livré. Bien qu’elle soit pratiquement identique à son double du présent, elle me semblait si petite, si fragile contrairement à celle que je connaissais sur le bout des doigts.

    Prenant mon courage à deux mains, je glissais un doigt sous menton et la forçais à relever la tête, fixant dés lors mes prunelles topazes sur l’or des siennes. A ce simple contact, de longs frissons me parcoururent, m’électrisant comme si je la touchais pour la première fois. Rendu plus confiant par les papillonnements qui s’étaient réveillé au creux de mon bas ventre, je souhaitais plus de contact encore. Posant ma main libre sur sa joue, j’y déposais une douce caresse. Sous mes doigts la peau était douce comme de la soie et chaude. Ayant la même température corporelle, je ne pouvais sentir le froid et la dureté de celle-ci.

    Me rapprochant d’elle pour n’être qu’à quelques centimètres à peine, je n’avais pas quitté son regard… Ce même regard qui m’avait rendu éperdument amoureux d’elle, quelques longues décennies plutôt. Ce même regard qui avait toujours autant de pouvoir sur moi et qui une fois encore me rendait fou. J’aurais aimé la serrer contre moi, sentir son corps épouser à la perfection le mien, mais la douleur me rappela à l’ordre. Oubliant les papillons qui volaient ici et là au creux de mon estomac, je me concentrais sur ses paroles. Comme je l’avais imaginé, je ne ressentais pas l’entièreté de sa douleur mais juste une infime partie. Comme toujours, elle tentait d’en montré le moins possible, préférant souffrir seule que de m’infliger cela. C’était idiot de sa part. Elle pensait sans doute pouvoir surmonter cela seule mais le fait était là ! Nous avions toujours été plus forts à deux.


    - Alice, mon… amour. Décharge sur moi ce fardeau que tu portes… lui murmurais-je. Je te promets de t'aimer, de te chérir, dans la joie comme dans l'adversité, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin et bien au-delà encore… Tu t’en souviens ? Je te l’ai promis. Et quoi qu’il arrive, je veux tenir cette promesse.
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MessageSujet: Re: Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)   Mer 14 Juil - 19:57




Je n’arrivais pas à trouver la force de le regarder. J’avais peur de céder à la tentation, de vouloir sentir ses lèvres sur les miennes, de sentir ses doigts parcourir mon corps… Je ne pouvais même pas y songer, il appartenait à une autre, ce qui était assez risible quand on y pense puisqu’elle est moi, nous n’étions qu’une seule et même personne, mais à des époques différentes… Je souhaitais tant sentir son corps collé au mien, ses bras m’enlacer avec tendresse. Cet interdit était tout aussi cruel que la douleur qui avait envahit mon être.
A choisir, je pense que je préférerais la douleur de la culpabilité plutôt que celle de ne pas avoir le droit de le toucher… Elle serait mille fois plus supportable…
Si près de lui je me sentais si loin en même temps. J’avais la sensation de rapetisser à mesure que les secondes s’écoulaient. Je me sentais de plus en plus fragile comme une simple humaine que l’on pourrait si facilement briser…

C’est alors que je sentis son doigt se glisser sous mon menton afin que mon visage contemple le sien.
Ce contact si simple me provoqua des vagues de papillon dans le ventre me faisant perdre pied. Cet effleurement m’envahie de bonheur, un bonheur simple mais si intense.
De sa main libre il me caressa la joue, sans m’en rendre compte, je souriais fermant les yeux un bref instant pour profiter de cette caresse. Instinctivement, je posais ma main sur la sienne. J’avais la sensation que mon cœur battait tant le bonheur de cet instant me comblait.
Puis il se rapprocha, se retrouvant ainsi à quelques centimètres de moi. Les papillons dans mon ventre se multiplièrent laissant échapper leur joie. J’avais l’impression que mon cœur allait jaillir hors de ma poitrine tant j’avais la sensation qu’il battait fort alors qu’il ne le faisait plus depuis tant de décennies.  Le bonheur et la plénitude m’envahirent effaçant ou plutôt dissimulant peu à peu cette cruelle douleur qui me dévorait de l’intérieur.

Sans même s’en rendre compte, il me rendait heureuse calmant ainsi la douleur. Sa présence si près de moi me faisait oublier tout le reste. Cela avait toujours était le cas et ce depuis notre rencontre et jamais cela ne changera. Lorsqu’il se trouvait près de moi, si proche de moi et bien plus rien n’existait au monde à part lui et moi. Je l’aimais tant que sa seule présence me comblait de joie et de bonheur. Malgré la tristesse que mon cœur connaissait actuellement, mon tendre Jasper me faisait tout oublier comme si rien ne s’était produit, comme s’il était le Jasper de mon époque et moi son Alice de la sienne… Notre amour était vrai et ce pour l’éternité. Nous étions faits pour nous rencontrer.
Sa voix angélique me sortit de mes songes dans lesquels je m’égarais.

- Alice, mon… amour. Décharge sur moi ce fardeau que tu portes… Je te promets de t'aimer, de te chérir, dans la joie comme dans l'adversité, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin et bien au-delà encore… Tu t’en souviens ? Je te l’ai promis. Et quoi qu’il arrive, je veux tenir cette promesse.

Ces mots… Comment pourrais-je les oublier, je revoyais ce jour ou il me les avait dits comme si cela était hier… Ce n’était pas juste, je perdais totalement pied, laissant tomber de plus en plus les barrières que j’avais pour me protéger, auprès de lui je n’arrivais pas à rester aussi forte que je le souhaitais.
Plongeant mon regard dans le siens, je me sentais vivante.
De ma main je lui effleurais sa joue si douce, des frissons s’emparèrent de moi et les papillons de mon ventre virevoltaient partout dans mon corps désormais. Je déposais un tendre baiser sur cette même joue que je venais d’effleurer, m’y attardant afin de profiter de cette proximité, de sa fragrance si délicieuse, de cette tentation grandissante à chaque instant, puis j’en redéposais un deuxième, un troisième… me rapprochant chaque fois un peu plus de ses lèvres que je souhaitais tant sentir sur les miennes.
Ecartant un peu mon visage du sien, je plongeais une nouvelle fois mon regard dans ses yeux couleur topaze.

-Je me souviens de chacune des paroles prononcées ce jour là comme si c’était hier ainsi que toute celle que tu m’as dite depuis notre rencontre. Jamais je ne pourrais les oublier… , murmurais-je d’une voix remplit de tendresse.

Cette fois ne résistant plus à la tentation, j’approchais une nouvelle fois mes lèvres de son visage, pour m’emparer des siennes dans un tendre baiser. Je savourais chaque seconde de ce baiser comme si c’était le premier, laissant transparaitre l’amour que j’avais pour lui.
Puis je détachais mes lèvres faiblement des siennes.

-Cette promesse, tu l’as tenue à de nombreuses reprises et je sais que tu le feras encore et encore quoiqu’il arrive… ,dis-je dans un murmure de béatitude. Tu as toujours était là à mes côtés, tu me connais par cœur, tu peux lire en moi comme dans un livre ouvert, même si je souhaitais te cacher quelque chose, il te suffirait de t’approcher de moi comme maintenant pour faire tomber toutes les barrières que j’aurais établie…

Collant mon front au sien, je plongeais dans son regard, caressant sa joue de tendre caresse, lui adressant un sourire de tendresse. Le désir m’envahissait, le désir de vouloir l’embrasser à nouveau, caresser son corps si proche du mien…  
Ma volonté de résister à la tentation s’amoindrissait au fur et à mesure que les secondes s’égrainèrent. J’en oubliais jusqu’à l’objet de notre conversation du départ, un brume recouvrait mon esprit m’empêchant de réfléchir objectivement.
Dans un dernier élan de courage, je m’éloignais de quelque centimètre. La douleur que provoquait cette infime distance était une torture, mais je savais que si je restais si proche de lui j’allais céder à cette attraction…


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Alice et Jasper, deux époques, une rencontre… (pv Alice M. et Jasper)

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