Rpg Twilight, contexte alternatif au tome 1 : Fascination
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 










 

 Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Votre Co Admin //So Sexy
avatar

Hey, mais c'est
Graham Harkness

Ta bouille :
Nombre de Messages : 96
Emploi/loisirs : Eviter d'utiliser mon pouvoir et de tuer des humains
Humeur : Comme quelqu'un qui se prend que des vents dans la gueule

MessageSujet: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Jeu 3 Nov - 22:18

Tout était étrange. Étrange d’être revenu à mon époque sans toutefois avoir l’impression d’en faire partie. Étrange d’être un vampire dans un monde où nous étions inconnus. Étrange de ne jamais dormir quand j’aurais adoré que la nuit m’enveloppe … que l’inconscience puisse enfin immerger mes pensées … Étrange oui, de ne jamais cesser de penser.

Depuis notre retour, j’avais hésité, ne sachant que faire … ne sachant pas quoi être. Je pensais à mon frère, semblait-il, à chaque instant de ma vie. Comme s’il était présent sans toutefois être là. Pourtant, désormais je pouvais le retrouver. Mais que lui dire ? Comment lui expliquer tout ce qui c’était passé ? J’étais un enfant. Du moins c’était le sentiment que j’avais quand j’étais seul.

Face aux humains, je pouvais être un monstre, ma nature l’emportait, j’avais envie de tuer plus rien d’autres n’occupait mes pensées. Face aux autres vampires, j’étais un roc, doux et solide. Face à moi-même … j’étais un petit garçon.
Certes devant les Cullens je faisais semblant. J’essayais de sourire et de me laisser guider par cet instinct naturellement heureux. J’essayais d’être constructif et de voir le meilleur même quand il ne brillait que d’une flaque dans l’océan du pire. Mais lorsque la solitude refermait ses bras sur moi. Lorsque ma chambre et ses murs étaient mon auditoire, alors oui, les émotions refaisaient surfaces, telles des volutes noirâtres de douleur, imprégnant la nouvelle matière de mon corps.
Le visage de mon frère était un pan entier de ma vie. Aussi était-il impossible de l’oublier, ou de le reléguer à de plus sommaires préoccupations. Il était mon tout.

J’essayais, d’à partir du rien que j’étais désormais, de me refonder. J’avais repris depuis quelques semaines mes études, et je cherchais du travail durant mon temps libre, ainsi qu’une maison à construire. La nuit j’arpentais souvent les bois, chassant, parfois me nourrissant de la pureté des étoiles, parfois rêvant à du sang humain, idée qu’il me fallait sauvagement repousser, si je ne voulais pas y succomber de la même manière.

J’essayais de ne pas être trop pesant pour les Cullens. N’être qu’un ami, à l’écoute si besoin est, juste dans leur maison, comme un lointain cousin pour me faire une couverture par rapport aux humains, mais je refusais de me fondre à cette famille. Ma famille était ailleurs, avais-je le droit d’en espérer une autre ?

Il y’avait pourtant des choses … de la douleur que je notais. Bella .. Alice … N’avaient-elles pas perdu leurs âmes sœurs ?
Comme moi Alice, lorsqu’elle rentrait dans la villa s’isolait dans sa chambre. J’y lisais et j’y étudiais, m’imprégnant des bruits doux de cette famille anormale, m’imaginant qu’elle était la mienne, essayant de retrouver dans l’écho de leur voix lointaines, les souvenirs des êtres que j’avais aimé…

Mais Alice … elle ne pouvait pas y trouver de chaleur .. ces êtres étaient réellement sa famille, mais elle ne pouvait pour autant pas les voir totalement ainsi. Elle affichait un sourire et une douceur constante, mais sa souffrance devait être au-dessus des mots. Penser à elle apaisait mon fardeau, car tout à coup, je n’étais plus seul. Pourtant j’avais peur de me rapprocher d’elle. J’avais peur de m’attacher ou de me mêler d’un tourment qui ne me concernait pas. Mais c’était pourtant important … important qu’elle sache qu’elle n’était pas seule. Jamais elle ne le serait.
Ces pensées m’avaient menés dans le couloir, je frappais docilement à la porte de sa chambre. Je savais qu’elle y était seule. Elle ne venait pas souvent, mais puisque cet instant, se présentait, autant en profiter.

-Alice c’est moi, c’est Graham, je peux te parler ?

_________________


Dernière édition par Graham Harkness le Dim 8 Jan - 14:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Votre Fondatrice De Rêve
avatar

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille :
Nombre de Messages : 1098
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Ven 4 Nov - 17:46

Seule.
Voilà comment je me sentais, seule, sans famille, sans personne à qui me confier, sans personne avec qui parler de ma peine... J'avais une famille oui, mais je me sentais tellement coupable de tout ce qui nous était arrivé que je ne me sentais plus digne d'elle.
Les semaines s'étaient écoulés depuis notre arrivé du futur, tout le monde semblait s'adapter à notre nouvelle vie. Tout le monde sauf moi...

Je passais mes journées dans ma chambres à travailler sur mon projet de magasin, ou alors dans le local de ce futur magasin ou bien encore là ou je me sentais le plus libre: en forêt.
Je ne souhaitais pas arpenter les couloirs de la Villa afin de ne pas tomber sur Alice et Jasper car la plaie béante qui avait élu domicile dans ma poitrine ne ferait que s'agrandir.
J'avais perdu l'amour de ma vie, mon âme-sœur. Sans lui je ne savais pas comment vivre. Depuis tant de décennie il faisait partie de moi, et le destin me l'avait cruellement reprit. Alors maintenant, il fallait que j'apprenne à vivre seule, à vivre au quotidien avec de la peine, de la souffrance.
Lors de mon arrivé, le Jasper de cet époque m'avait soulagé un peu, mais je ne pouvais pas me servir de son don pour me sentir mieux... Il fallait que je me batte et que je me reconstruise dans un monde ou je n'appartenais pas au présent et dans un monde ou je n'avais plus le futur que je connaissais...

Aujourd'hui, j'avais décidé de rester à la Villa ou plutôt dans ma chambre. Je me trouvais sur mon lit et je dessinais des croquis de robes que je recommençais sans cesse. Je n'étais jamais assez satisfaite du résultat, je trouvais à chaque fois des détails qui n'allait pas. Les minutes puis les heures passèrent jusqu'à ce que j'obtienne le croquis de la robe parfaite... Un magnifique robe blanche à fine bretelle, avec un peu de dentelle par endroit. Cela rendait admirablement bien. Il ne me restait plus qu'à la réaliser. Je cherchais dans les tissus qui trainaient un peu partout dans ma chambre et je trouvais enfin mon bonheur. Au bout d'un peu plus d'une heure, la robe était réalisé et posé sur un mannequin devant moi en fasse de mon lit.

J'étais en train d'admirer mon travail tout en étant assise sur mon lit lorsque j'entendis quelqu'un marcher dans le couloir. Mon cœur se serra. J'avais peur de qui pouvait se diriger vers ma chambre... Il était trop tard pour fuir par la fenêtre.
J'attendais. La personne frappa à la porte puis une voix me parvenais:


-Alice c’est moi, c’est Graham, je peux te parler ?

J'expirais un grand coup. Ce n'était que Graham... Cela me soulagea grandement. Depuis notre retour, je ne l'avais pas beaucoup vu, j'avais un peu peur de l'affronter car c'était tout de même moi qui l'avais supplié d'utiliser son don et de nous ramener dans le temps.
Je savais qu'il souffrait, malgré le sourire qu'il affichait le peu de fois que je l'avais vu, je m'en doutais, car il faisait comme moi. En apparence heureux, mais en apparence seulement...

Je me levais et me dirigeais vers la porte pour lui ouvrit. Je l'accueillais avec un sourire sincère.


-Je t'en pris entre.

Je m'effaçais afin de le laisser passer.

-Ne fait pas attention au désordre. Ce sont quelques modèles pour mon futur magasin.

Je regardais ma chambre, elle paraissait vraiment en désordre, avec ces tissus, ces robes sur les mannequin, certains croquis aux murs... J'étais un peu honteuse de l'accueillir ainsi. J'espérais qu'il ne réalise pas que je noyais mon chagrin dans le travail...
Je refermais la porte derrière lui et allait dégager un fauteuil de mes tissus et un coin de mon lit également sans savoir s'il voulait s'assoir et ou il voudrait se mettre...


-Tu es le bienvenu dans ma chambre dès que tu le souhaites.

Je marquais une brève petite pause.

-Je suis désolée de ne pas m'être montrée plus présente depuis quelques semaines...

Oui, je n'avais pas pris le temps de le remercier, car grâce à lui nous étions en vie même si le présent était un peu chaotique. Et surtout j'aurais pu aller lui demander s'il allait bien...

_________________
Spoiler:
 


Dernière édition par Alice M. Cullen le Mer 9 Nov - 20:18, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://anotherchance.forumtwilight.com

Votre Co Admin //So Sexy
avatar

Hey, mais c'est
Graham Harkness

Ta bouille :
Nombre de Messages : 96
Emploi/loisirs : Eviter d'utiliser mon pouvoir et de tuer des humains
Humeur : Comme quelqu'un qui se prend que des vents dans la gueule

MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Ven 4 Nov - 18:28

La chambre d’Alice…Je n’y étais encore jamais rentrée. Une délicieuse odeur y régnait, fraiche et fine, tout à fait à l’image d’Alice, dont la beauté n’avait d’égal que son double du présent. Ce parfum avait toutes les raisons de me réconcilier avec ma nature, pour dégager une telle douceur, une telle harmonie … Alice ne pouvait être que quelqu’un de bien, pourtant c’était un vampire. Comme moi. Je n’étais donc pas forcément un monstre. L’intimité de ses pensées étaient déployée là, et je fus mal à l’aise de le constater, Alice remplissait désormais sa vie de la sublime créativité dont elle était détentrice. Se rendait-elle compte de la magie qui se dégageait d’elle ?

Je posais les yeux sur son univers, qui, en plus de sa fragrance délicieuse, dégageait des senteurs de crayons, de bois, de tissus, mêlée à des couleurs, à des formes qui inspirait calme et énergie à la fois. Les robes qu’elles avaient confectionnées et celles qui prenaient vie sur les murs étaient d’une coupe et d’un style étonnant, éblouissant. Alice … cette fille était à part. Dans la douleur elle continuer d’offrir le meilleur d’elle-même et d’en faire de la magie à offrir aux autres.

Je souriais un peu hébété, je vis qu’elle dégageait un fauteuil pour m’y mettre à l’aise.

-Alice, c’est magnifique !

Je rabattais mon regard sur elle, après avoir englobé le reste de la chambre.

-Tes créations … je ne m’y connais pas tellement, mais tout cela me semble tellement parfait !

« Comme elle » pensai-je. Aussi avais-je toutes les raisons de penser que … le vampirisme n’était pas forcément signe de ténèbres. Il pouvait avoir du bon en chacun de nous. Ce qui importe c’est ce qu’on exprime.
Je l’entendis me dire que j’étais toujours le bienvenue dans sa chambre … Si j’avais été humain j’aurais rougit. Heureusement, ni mon cœur, ni ma peau ne trahissait ce léger malaise. Je n’étais jamais rentré dans la chambre d’une jeune femme. Du moins, d’une qui en avait la si délicieuse apparence.

Je m’asseyais sur le fauteuil pour que cela me donne le temps de trouver une réponse.

-Tu n’as pas à être désolée Alice, c’est moi qui aurais du venir ou t’inciter à me parler. On est tous dans le même bateau maintenant.


Je tâchais de ne pas me laisser perturber par son profil serein et idéal, bien que j’étais vampire depuis deux ans, je ne m’habituais toujours pas à la beauté que dégageait mes congénères.

J’attendais quelques instants. Je devais dire ce que j’avais sur le cœur, peu importe s’il s’agissait de soulever un sujet douloureux.

-Et je suis désolé, vraiment désolé Alice, je te demande pardon … de ne pas avoir su vous ramener quelques semaines plus tôt … mais d’avoir … enfin, 100 ans … pour toi ce doit être terrible. Je me sens tellement coupable. C’était mon époque, inconsciemment je n’ai pensé qu’à moi.

_________________


Dernière édition par Graham Harkness le Dim 8 Jan - 14:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Votre Fondatrice De Rêve
avatar

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille :
Nombre de Messages : 1098
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Mer 9 Nov - 16:44

Je souriais un peu bêtement, je ne savais pas vraiment quoi dire, ni quoi faire. Graham se rapprocha du fauteuil tout en regardant ma chambre, mes créations. C'était la première personne à les voir. Personne n'avait eu cet honneur jusqu'à présent. J'avais un peu peur qu'il trouve nul ce qu'il voyait, mais mes craintes s'envolèrent lorsqu'il lâcha un "Alice, c’est magnifique !"
Je souriais. Cela m'allait droit au cœur. Si un homme pouvait trouver cela magnifique, alors j'avais toutes les chances pour que mon magasin fonctionne.

Puis Graham rajouta quelques mots qui pénétrèrent au plus profond de mon cœur: "Tes créations … je ne m’y connais pas tellement, mais tout cela me semble tellement parfait !"
C'était étrange, le regard qu'il portait sur moi lié à ses quelques mots me provoquèrent une envolée de papillons dans le ventre. Je ne savais pas pourquoi je réagissais comme cela, ce n'était qu'un simple compliment venant d'un ami très proche...
Me sentant un peu bête, j'allais reprendre ma place sur le lit que j'avais quitté quelques brefs instant plus tôt alors que Graham prenait place dans le fauteuil.

Lorsque je m'excusais, Graham me signala que je n'avais pas à être désolée car lui aussi aurait pu venir me parler plus tôt... Je ne savais pas quoi dire... Quelques brefs instants passèrent lorsque je m'apprêtais à prendre la parole, mais Graham me devança:


-Et je suis désolé, vraiment désolé Alice, je te demande pardon … de ne pas avoir su vous ramener quelques semaines plus tôt … mais d’avoir … enfin, 100 ans … pour toi ce doit être terrible. Je me sens tellement coupable. C’était mon époque, inconsciemment je n’ai pensé qu’à moi.

Entendre ces mots me déchira le cœur, et je ne pus faire autrement, en une fraction de seconde je me retrouvai près de lui et le prit dans mes bras pour le rassurer. Nous restions comme cela durant quelques instants.
Alors il était comme moi, il s'en voulait également. Depuis notre retour, la culpabilité devait le ronger tout comme elle le faisait sur moi. Je réalisais que je tenais toujours Graham dans mes bras, et me sentant un peu stupide et déplacé, je relâchais mon étreinte et reculais de quelques pas.

Cette étreinte, être dans ses bras... son odeur... tout cela était plaisant, même très plaisant. Auparavant, lorsque je voyais Graham, jamais je n'avais pensé que l'enlacer aurait pu être aussi plaisant. Mais cette sensation d'appréciation était peut-être dû au fait que depuis notre retour, je n'avais pas vraiment parlé, et encore moins pris les gens que j'aimais dans mes bras. Alors, donnais-je peut-être plus d'importance à un moment qui ne devait pas en avoir. Je l'avais juste prit dans mes bras pour le rassurer et le réconforter et rien d'autre...

Le silence régnait dans la chambre, et j'allais me rassoir sur le lit.


-Ne sois pas désolée Graham. Je n'ai pas à t'accorder mon pardon car tu n'as rien fait de mal. C'est plutôt toi qui devrait me l'accorder. Je t'ai fait utiliser ton don alors que je savais que tu ne souhaitais pas le faire, je t'ai forcé si je puis dire...

Je marquais une courte pause. Je me revoyais en train de supplier Graham , oui je lui avais forcé la main, car comment quelqu'un aurait pu refuser d'aider une famille qui venait de perdre tellement de proche... Alors qu'il ai pensé à son époque, n'avait rien d'égoïste.
C'est vrai que cela me faisait étrange de revenir 100ans plus tôt, mais j'allais m'y habituer. En reprenant une vie normale ou je n'avais pas besoin de suivre des cours, mais plutôt me consacrer à ma passion qui est celle de la mode.


-J'espère que tu pourras te reconstruire une vie ici...

Mais à cet instant, quelque chose me frappa. Son époque... Sa famille... Avait-il déjà était voir sa famille...? En avait-il une?
Je le regardais, son visage était si beau, si parfait... Mais en le regardant, un image s'imposait à moi... Le visage d'un autre homme. Il ressemblait tellement à Graham... Je perdais la tête, cette étreinte me faisait divaguer.


-As-tu une famille dans cette époque?

Je me demandais si sa famille était toujours en vie, s'il avait eu le courage d'aller les voir ne serait-ce que de loin... Je n'avais jamais rien demandé sur son passé, sur sa vie. Même son don, il n'en avait jamais parlé, je l'avais su de par mes visions...

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://anotherchance.forumtwilight.com

Votre Co Admin //So Sexy
avatar

Hey, mais c'est
Graham Harkness

Ta bouille :
Nombre de Messages : 96
Emploi/loisirs : Eviter d'utiliser mon pouvoir et de tuer des humains
Humeur : Comme quelqu'un qui se prend que des vents dans la gueule

MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Mer 9 Nov - 21:46

Spoiler:
 



Je ne compris pas tout de suite ce qui s’était passé. Il y eut un léger courant d’air et des bras m’enveloppèrent. J’avais beau être vampire, je n’étais pas toujours habitué à veiller aux mouvements rapides des miens. Ce parfum délicieux s’empara des mes narines et fondit dans ma gorge.

Alice …

Se pouvait-il qu’elle me prenait dans ses bras ? Raidit par la surprise, je me rassurais au bien-être que cela me procurait. Elle me semblait si intouchable, si faite de douceur et de puissance, de fraicheur et d’intelligence … Alice ne pouvait pas être approchée, ne pouvait pas être touchée, ses mains blanches au bout de ses bras pâles et fins étaient des rêves, non ? Jusqu’alors peut-être. Ses cheveux fondirent doucement dans mon cou. Doux comme de la soie sombre. Je respirais comme un humain. J’entourais à mon tour mes bras autour d’elle, surprit par sa finesse, et l’aura de quiétude qui se dégageait d’elle. C’était étrange de poser les mains sur son corps … étrange de savoir que cet être si unique, cet être qui relevait du mystère pour moi vampire qui ne croyait pas en notre race, pouvait se comporter comme une humaine, et au contact, elle y ressemblait tant ! J’avais presque la sensation que de la chaleur se dégageait d’elle. Une chaleur ondoyante.

Je respirais plus doucement.

Alice…

Serait-cela l’amitié chez les vampires ? Aussi vraie que chez les humains … mais plus réelle encore car nous pouvons tout sentir du corps de l’autre… Je peux sentir le moindre mouvement de ses muscles, le moindre détail de sa posture, le moindre écho de son souffle, le moindre tremblement de ses doigts, la moindre pensée … comme un filigrane le long de son dos … oui je sentais ses pensées la faire trembler doucement, d’inquiétude, de compassion, de douleur aussi.

Je me laissais aller à cette étreinte, émerveillé par toutes ces émotions mais aussi, abruti par ce plaisir neuf. Je ne me souvenais pas la dernière fois ou quelqu’un m’avait serré contre lui. Cela appartenait à des souvenirs d’humain dont je ne voulais pas qu’ils reviennent à la surface. C’était trop dur. D’ailleurs, une fille m’avait-elle déjà serrée dans ses bras ? Oui peut-être. Mais elle n’était pas …
Alice …

Imprégné de son odeur je me sentais bercé par sa grande douceur. Certes le pouvoir d’Alice était de voir l’avenir mais moi je la voyais autrement. Comme si son don était d’apaiser les gens et de les nourrir de tant de douceur. Replié dans ce constat doux mais douloureux, je pensais à Jasper. Vivre tant d’années auprès d’elle lui avait peut-être permis de lui enseigner son don… Jasper était ainsi après tout. Les Cullens du futur m’avaient dit que nos dons étaient souvent des caractéristiques humaines déployées à l’extrême. Alors peut-être … oui peut-être pouvait-on cultiver des dons … Comme des traits de caractère.

Alice …

Elle ignorait le bien que me procurait cet instant. Combien c’était bon de se sentir soutenu, tout à coup, d’avoir le sentiment de ne plus être seul dans l’espace que nous a conféré l’univers. D’avoir la circonférence de son corps habitée par un autre … à plus forte raison … une autre.

Alice …

Pouvait-elle imaginer ce que j’éprouvais ? Pouvait-elle imaginer que si j’avais été humain, sur mes joues devenues brulantes des larmes auraient coulé ?

Alice …

Pourrais-tu le deviner Alice ? Ne me laisse pas Alice. C’est tout simplement délicieux de ne pas être seul. Et c’est encore mieux, d’être avec toi.

Il fallait que je le lui dise … il fallait :

-Alice…

A cet instant même elle était parti, debout face à moi, se reculant gênée peut-être même troublée … J’avais honte, avait-elle sentit mes pensées ? Avait-elle deviné qu’elle avait franchi l’espace qui la séparait d’un être si seul … si seul qu’il pourrait, si elle s’accrochait à lui un bref instant, ne plus vouloir la lâcher ?

Elle se rassit sur le lit. Je récupérais mes esprits. Je me sentais stupide d’avoir ressenti si fort cet instant. Ce n’était qu’une simple étreinte. Un petit câlin même. Je la regardais simplement, espérant que mes yeux ne me trahissent pas.

Elle me répondit. Ses paroles n’étaient que douceur. J’oubliais de la remercier pour cette étreinte. Comment, avec quels mots l’aurais-je pu ? Elle aurait sûrement était mal à l’aise. Elle aurait pu croire que j’essayais quelque chose. Je ne voulais pas. Je ne pouvais même pas l’imaginer. Elle un ange … et moi ? Moi quoi au juste ? Je ne savais pas.

-Non Alice, ne croit surtout pas que tu m’aie forcé à quoique ce soit ! J’étais un lâche. J’étais arrivé dans le futur sans le vouloir, j’aurais du essayer d’utiliser mon don bien plus tôt. Mais j’avais trop peur. J’étais choqué…

Je repris ma respiration.

-Je ne t’ai jamais raconté comment ça s’est produit … mais la première fois que j’ai utilisé mon pouvoir c’était juste après ma transformation. J’étais tellement paniqué, je ne comprenais pas ce qui m’arrivais, alors je me suis retrouvé soudainement dans le futur. Je n’ai ensuite jamais trouvé la force en moi de repartir dans mon époque. Je n’aurais pas su comment m’y prendre. Et à quoi bon ? J’étais devenue … un vampire. Je me suis tellement détesté.

Je la regardais. Allait-elle m’en vouloir de lui avouer que je détestais les vampires ? J’espérais qu’elle ne le prendrait pas pour elle. Qu’elle ne penserait pas que ma distance face à elle et sa famille en était la cause.

-J’ai essayé de mettre fin à mes jours … mais comme j’étais déjà mort (j’eu une sorte de petit rire) ce n’était pas possible. Heureusement j’ai rencontré ta famille … et vous m’avez aidé à comprendre que ce sont les actes qui définissent une personne. Vous étiez tous un exemple pour moi.

Je me sentais mal. Pourquoi me confier comme ça ? Etaient-ce ses mains posées sur moi il y a quelques instants qui avaient réveillés mes pensées profondes ? Ce besoin inhérent à chacun de se confier. Cela ne me ressemblait pas.

-Aujourd’hui … j’aurais toutes les raisons de reconstruire ma vie, puisque c’est mon époque mais … Mais je suis un vampire … je n’appartiens plus à ce monde. J’étais plus à ma place dans le futur… ce futur où les vampires étaient une réalité pour les humains. Je me sens coupé de l’univers.

Gêné je cessais de parler. Mais qu’est ce qui me prenait au juste ?
Si j’avais une famille ? Oui … Je repoussais la vague de tristesse qui m’assiégea. Ne pas penser à Thomas … Ne pas penser à son amitié, à ce lien unique qui nous réunissait au-delà du possible.

-Oui j’ai une famille Alice mais … j’ai disparut pendant deux ans … et je ne suis toujours pas prêt pas avec ce que je suis devenu.

Je n’osais plus la regarder. Allait-elle me juger d’abandonner les miens, juste parce que j’avais honte de ma nature ? Elle me penserait sûrement lâche. Et elle aurait peut-être raison. Je me sentais idiot aussi. Tellement de temps à faire croire que j’étais quelqu’un d’heureux et de paisible. Un mensonge qui volait en éclat … juste parce qu’elle m’avait touché.

-Alice, repris-je en plongeant mes yeux dans les siens. Je ne sais pas comment tu vois ton avenir mais je pense … je me disais que peut-être tu aimerais retourner dans le futur … C’est vrai, je sais qu’on est ici pour empêcher que les mêmes horreurs se reproduisent mais maintenant qu’on a prévenue les Cullens, ne peut-on pas essayer d’y retourner ? Peut-être que nous aurons réussi à changer le court du temps … Peut-être que …

Oui peut-être que son mari serait toujours vivant et le monde en paix… Ou peut-être qu’une plus terrible désolation nous attendait. Peut-être qu’il était trop tôt pour y penser. Et en même temps, étais-je capable d’utiliser mon pouvoir ? J’avais su le faire car Alice m’avait assuré qu’elle m’avait vu le faire mais … désormais. Je m’avançais beaucoup. Sauf que la voir souffrir me détruisais. Et moi … moi j’avais envie de fuir… le présent, le futur … aucune époque n’était la mienne. Ce pouvoir que j’avais me reflétait mais il était ma pénitence … cette pertinence de ne pas trouver ma place quelle que fut l’endroit ou l’époque.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Votre Fondatrice De Rêve
avatar

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille :
Nombre de Messages : 1098
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Sam 3 Déc - 16:43

Spoiler:
 

Oui avec ma peine, j'avais complètement fait abstraction du fait que quelques jours après notre arrivé, Graham m'avait avoué que nous étions à son époque. Ce détail ne m'avait pas réellement frappé jusqu'à présent.

Après notre étreinte, Graham posa ses yeux sur moi. Des yeux normaux sans aucune trace d'émotion particulière. Alors c'était bien moi qui avait amplifié cette étreinte... Ces sentiments ressentis, cette douceur, son odeur... J'avais tant envie de me blottir dans ses bras, là où ma peine s'envolait, là ou j'oubliais tout... Mais je ne pouvais pas, il fallait que je reprenne mes esprits, que j'arrête de divaguer. Je ne pouvais pas compenser l'absence de Jasper ainsi... Même si la tentation était si alléchante...

Graham me sortit de mes divagations. Il ne m'en voulait pas. Il ne savait pas combien ces simples mots pouvait me toucher. Savoir qu'il ne m'en voulait pas me donnait encore plus le désir de l'approcher, de le prendre dans mes bras, de le sentir près de moi...
Il se traitait de lâche car il n'avait pas eu le courage d'utiliser son don plus tôt. Il me raconta la première fois où il l'utilisa... Je le comprenais, je me rappelle ma toute première vision, j'avais eu peur, je ne savais pas ce qui se passait, je voyais des choses n'existant pas. Mais lui c'était pire, en une fraction de seconde, il s'était retrouvé propulsé dans un futur qui n'était pas le sien. En y réfléchissant, c'était même un peu étrange...

Quelques mots retinrent mon attention..." J’étais devenu… un vampire. Je me suis tellement détesté. "
Je ne savais pas qu'il détestait les vampires. Alors je compris pourquoi mon étreinte ne lui avait fait ni chaud ni froid... Il devait détester ma nature...Et dans un sens me détester...
J'avais tellement de peine pour lui et cela s'accentua lorsqu'il me révéla qu'il avait tenté de mettre fin à ses jours... Je me levais du lit, m'apprêtant une nouvelle fois à le réconforter mais je me ravisa aussitôt et me rassit. S'il détestait toujours les vampires, je ne voulais pas lui imposer ma présence près de lui.

Un sourire illumina mon visage lorsqu'il me dit que ma famille et moi étions devenu un exemple pour lui. Lors de son arrivé au village, nous avions tout fait pour qu'il se sente bien, et qu'il s'intègre auprès de nous. Je me rendais compte que Graham avait tellement de pensées retenu en lui, tellement de doute, d'interrogation, et tout cela était en train de sortir.
Il était si identique à moi. Il ne se sentait pas avoir sa place ici, lui, alors que c'était son époque...
Et il avait pourtant une famille ici... Mais il ne se sentait pas encore prêt à les voir surtout avec sa nouvelle nature. Pour eux il avait disparut depuis deux ans, alors peut-être que ses proches s'était résigné à sa mort...

Il avait cessé de me regarder depuis un moment, j'aurais aimé savoir à quoi il était en train de penser. Depuis que nous le connaissions, il paraissait si heureux de tout, de la vie, de sa condition... Mais en fait c'était un masque. Encore un point commun entre lui et moi. Depuis notre retour je portais le masque d'une Alice heureuse mais triste, alors qu'en réalité, j'étais détruite, la seule chose qui me forçait à résister à l'appel de la mort était tout simplement mon travail, mon magasin... Ma fille et ma famille.

Graham plongea son regard dans le mien. Ses yeux était rempli d'espoir. Tout cela me transperça, parcourant tout mon corps. Son regard dans le mien et cet espoir...
Un sourire illumina mon visage lorsque j'entendis ses mots et mon esprit parti en rêverie. Repartir dans le futur... Chez nous... Oh que j'aimerai cela possible, reprendre notre vie, revoir mon amour vivant et à moi... Etre dans ses bras, sentir son corps contre le mien, nos nuits romantiques, l'entendre me chuchoter des mots doux à l'oreille... Mais cela n'était malheureusement plus possible...

Mon sourire quitta mon visage. Mon regard se posa de nouveau sur Graham. Il me donnait un peu l'impression d'un enfant émerveillé devant ses cadeaux le matin de noël. A cet instant il paraissait si jeune. Mais en même temps il l'était, ce n'était qu'un enfant, contrairement à moi... Je ne voulais pas le décevoir, je ne voulais pas qu'il se sente encore plus mal...

-J'aimerai. Tu n'imagines pas à quel point j'aimerai rentrer chez nous. Mais...

Mon regard fixa à présent le sol...

-...Nous ne pouvons pas.

Mon regard se reporta sur lui et j'essayais de dissimuler ma peine.

-Le futur tel que nous le connaissons n'existe plus, si nous repartions, personne ne pourrait savoir ce que nous y trouverions. Et puis nous n'aurions pas de place là-bas non plus, d'autres doubles seraient là.

Je marquais une pause tout en fixant l'une de mes robes puis repris plus pour moi-même.

-Oui... Je n'ai plus de place nulle part. Ni dans ce présent, ni dans le futur...

Je regardais Graham de nouveau.

-Je suis sincèrement désolée. La seule chose que nous puissions faire pour le moment, c'est d'essayer d'avancer un peu ici, se trouver un semblant d'existence, essayer de se construire une vie ici, dans ce présent qui n'est pas le notre...

Oui c'était la seule chose que nous pouvions faire, se construire une vie et essayer d'empêcher une guerre future.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://anotherchance.forumtwilight.com

Votre Co Admin //So Sexy
avatar

Hey, mais c'est
Graham Harkness

Ta bouille :
Nombre de Messages : 96
Emploi/loisirs : Eviter d'utiliser mon pouvoir et de tuer des humains
Humeur : Comme quelqu'un qui se prend que des vents dans la gueule

MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Dim 8 Jan - 14:16

La propre réalité d’Alice devait lui manquer. Aussi ardemment que la mienne me manquait. Et lui offrir, ne serait-ce que l’image, d’un retour dans cette époque, cette vie qui était sienne avait du ouvrir en elle un immense abime. Fait de douleurs et de joies. Elle avait raison pourtant, cette époque n’existait même plus, elle était désormais prisonnière d’un entre deux, d’un monde qui n’était pas le sien. J’avais la chance d’avoir retrouvé ma terre, mon temps … elle n’avait rien retrouvé de plus que ce qu’elle avait perdu. Voir son mari dans les bras d’un double qui ne serait jamais elle. Veiller seule sur sa fille et porter seule le fardeau de ses souvenirs. Pour elle, Jasper, le Jasper de son temps était définitivement mort. C’était un poids qui n’avait sûrement pas de mot.

J’étais bien égoïste de n’avoir vu que mes tracas. Certes, je ne trouvais plus ma place non plus dans cet univers qui me voyait rejaillir d’un autre temps mais sous une autre forme. Je n’étais plus moi. Le Graham humain qu’un rien suffisait à faire rire. Qu’un sourire bâtissait. Qu’une main sur l’épaule raffermissait. J’étais si fort à cette époque où paradoxalement j’étais humainement si faible …

Venir dans la chambre d’Alice, juste pour lui jeter au visage ce qu’elle avait perdu était une erreur des plus stupides. J’étais infantile parfois, de vouloir m’excuser, je ne commettais que nouvelles erreurs.
En fin de compte depuis que j’étais devenu un vampire, depuis que la fatalité s’était abattue sur ma vie, je n’avais cessé de me renier. Renier ce qui avait fait de moi un jeune homme heureux et si ouvert. Oui, j’avais tenté de masquer mon tourment sous un sourire et une indépendance auxquels les Cullens avaient peut-être cru, mais l’intérieur de mon être était resté tapissé de ma douleur. De laquelle, invariablement je n’arrivais pas à sortir. Je m’étais davantage replié sur moi-même, refermé sur mes peurs, alors qu’avec les années j’aurais dû me déployer comme tout être normal.

Alice était là. Posée devant moi sur le lit. Telle une fleur. Hésitante. Je le voyais. Je le sentais.

« Se construire une vie dans ce présent qui n’est pas le nôtre ». Telle était sa conclusion où perçait toute sa douleur. J’avais par ma présence et mes stupides excuses réveillé tout ce qu’elle devait peiner à cacher depuis notre arrivée. Comment peut-on se remettre de la mort de celui qu’on aime plus que tout ? Comment peut-on accepter l’inacceptable ?

Non, décidément non, je ne voulais plus que ce Graham fataliste prenne le dessus. J’avais réussi bien des choses depuis ma transformation. Ne serait-ce que retrouver mon époque et ainsi protéger Alice et les autres survivants d’une mort certaine dans leur monde. J’avais pu résister au sang humain et ainsi ne provoquer aucune mort, ce qui est un miracle pour un vampire. J’avais pu me rebâtir lentement. Et je pourrais encore progresser.

L’important était de retrouver mon vrai moi. Ce vrai Graham, cet humain vrai et pur qui sommeillait. Il n’était pas mort. Il était vivant. Si mon cœur ne battait plus je le sentais encore frémir en moi. Par tous les pores de mon âme et non plus de ma peau. C’était le VRAI Graham qui avait été troublé au contact d’Alice, ce vrai Graham qui avait rougit intérieurement quand je l’avais sentie contre moi. Ce vrai Graham n’avait rien affiché sur mon visage de marbre mais il ne tenait qu’à moi de le laisser exister.

Alors d’un trait je me levais, comme rempli de ma décision, rempli de moi-même et je venais m’asseoir auprès d’Alice, sur son lit. Ne lui laissant pas le temps de la surprise je l’entourais de mes bras. Sentant son corps d’une finesse chaude et glaciale à la fois sous mes mains. Son odeur que je laissais gagner mon âme.

-Merci beaucoup Alice, murmurai-je choisissant de ne plus me répandre en pesantes excuses.

Il était temps d’avancer n’est-il pas ?

Peut-être était-ce un peu de la folie que de la serrer contre moi, je voulais la réconforter mais c’était oublier l’effet qu’elle avait sur moi. Pourtant je voulais laisser le Graham naturel et humain prendre les rennes, et il bien qu’il fût lui aussi mal habile avec les filles, il ne m’avait pas intimé autre chose. Alice avait besoin de chaleur humaine, à défaut de vraie chaleur, elle avait le cercle froid et clair de mes bras qui, la tenant, lui offrait toute l’affection dont je débordais, qu’il me tardait d’offrir à qui en voudrait.

Je restais contre elle et continuait de parler dans ses cheveux, pas décidé à la lâcher et ne sentant aucune résistance, comme si elle avait toujours attendu qu’on lui offre l’occasion de se reposer sur quelqu’un, d’oublier, de faire confiance, de laisser la douleur se répandre.

-Tu es un ange Alice, glissai-je dans ses cheveux. Je l’ai pensé dès le premier instant où je t’ai vue. Tu as tout fait pour protéger les tiens, jusqu’à sacrifier ton propre bonheur. Je suis tellement heureux de te connaitre.

Je fermais les yeux. Dans mon corps s’éveillait une brûlure. Je redevenais humain. C’était bon.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Votre Fondatrice De Rêve
avatar

Hey, mais c'est
Alice M. Cullen

Ta bouille :
Nombre de Messages : 1098
Emploi/loisirs : Sauver notre futur...
Humeur : Malheureuse...

Parle nous un peu de te toi...
Je suis: une Vampire Végétarienne
Mes relations:
Double compte: Autumn Finn; Isabella Swan et Harper Groom
MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Dim 19 Fév - 15:14

Me rentre compte de cette réalité, le dire à haute voix m'avait rendu un peu plus triste encore. En une fraction de seconde, j'avais été si heureuse, puis si triste... Par mon choix, j'avais bouleversé tant de vie. Sur une simple décision, qui me semblait pourtant la plus appropriée lorsque je l'avais prise, j'avais modifié le cours de la vie de tant de gens....

Je regardais Graham, il était perdu dans ses pensées, il donnait l'impression de réfléchir à ce que je venais de dire. Une fois de plus j'aurai tant aimé savoir ce qu'il pensait. Tout en étant différent, on ressemblait tant, il éprouvait des remords, de la peine, mais le cachait tout comme moi je le faisais, et là, sa présence dans ma chambre le faisait se confier à moi. C'était la première discussion sincère et réaliste que j'avais depuis mon retour. Une discussion laissant apparaitre nos peines. Cela changeait des éternels discussions sur le lycée, sur mon magasin, et d'autre sujet évitant tout rapprochement avec les évènements du futur.

Plusieurs expressions traversa le visage de Graham, la peine, le constat, et la détermination. Il devait faire le point sur sa vie, comme je l'avais fait tant de fois dans cette même chambre. Puis d'un coup, la détermination avait réellement envahit son visage et il se leva d'un coup et vint se placer à mes côtés sur le lit.

La surprise pouvait se lire sur mon visage, mais ce qui ne pouvait pas ce voir, c'était tout ces papillons qui virevoltaient dans mon ventre. Je me sentais comme une petite lycéenne lorsque son amoureux venait se placer à ses côtés. C'était si étrange l'effet que Graham me faisait. Je n'arrivais pas à comprendre et encore moins à me contrôler. Si j'avais été humaine, mon cœur se serait arrêté lorsque Graham me prit dans ses bras.

Etais-ce un songe? Avais-je provoqué cette illusion? Son corps tout contre le mien, son odeur si parfaite... J'avais tant de mal à réaliser. Je ne savais pas comment réagir. C'était un geste si simple et si humain qu'il avait envers moi. Il ne me voyait pas comme une chose fragile mais comme son égale.
"Merci beaucoup Alice" Il me murmura ces simples mots qui me firent l'effet d'une bombe, la douceur de ce murmure sur ma peau... Ne réfléchissant plus, je l'entourais à mon tour de mes bras pour répondre à son étreinte.

Dans ce cercle si intime, je me sentais si bien, comme libéré de ma douleur. Je la sentais, elle était là, mais c'était comme si en même temps elle était si loin de moi. A cet instant et pour rien au monde je ne voulais cesser cette étreinte. Je déposais délicatement ma tête dans le creux du cou de Graham. J'avais la sensation de sentir la chaleur de son corps, la proximité de cet être si doux me bouleversait plus que je ne le pensais, il était si... je n'avais pas les mots pour décrire ce que je ressentais. Il se sentait un monstre, mais alors ce n'était qu'un simple monstre d'affection. Il ne s'en pouvait pas autrement, car un monstre ne serait pas là à me tenir dans ses bras. J'avais peur de bouger et qu'il se dissipe comme une illusion, un rêve que j'aurai crée par la simple force de mon esprit...

J'étais si bien, c'était la première fois depuis des semaines que je me sentais si bien. Ma douleur était là, mais grâce à Graham, je l'accueillais comme une amie. Ne pas me sentir seule, me laisser vulnérable sachant que l'on me ferait pas de mal me faisait un bien fou...

Graham murmura de nouveau dans mes cheveux des mots qui me bouleversèrent comme jamais. Si j'avais été encore humaine, des larmes auraient coulées sur mes joues et se seraient écrasées contre la peau de son cou. A ses yeux j'étais un ange. Je ne retenais que cela de ses mots. Moi, un ange...
Un léger tremblement s'empara de moi. Pas un tremblement de peur, mais plutôt d'émotion pure et simple. Mes membres tremblaient sans que je n'arrive à les contrôler. Ma gorge se noua. Mon cœur se serra.

Depuis tant de temps je n'avais pas ressentis de telles émotions, une telle sincérité. Je n'étais pas si ange que cela, mais lui en était un. Il n'aimait pas sa condition, et de ce fait ne devait pas aimer les vampires, mais il me prenait dans ses bras pour me réconforter. Il trouvait les mots qui me touchèrent le plus. Il était mon ami, un ami qui me bouleversait...

Je relevais mon visage, et l'observa. Il n'y avait que sincérité et pureté sur son visage. C'était un vampire, mais à cet instant, il me semblait si humain, si fragile, si unique, et sans même m'en rendre compte, je déposais délicatement mes lèvres sur les siennes. Ce contact éveilla en moi une explosion de plaisir, de bonheur, de joie. Ses lèvres étaient si douces et si fermes à la fois. Il me transporta dans un autre monde où plus rien n'existait.

J'écartais mes lèvres des siennes. Au même instant, je ressentais déjà un manque, une sensation de vide. Si je m'écoutais, je replacerai mes lèvres sur les siennes immédiatement, mais je ne le pouvais pas. Je ne pouvais pas empiéter son intimité comme cela, lui voler des baisers sans sa permission même si cela était des plus agréables. Et puis, peut-être que lui n'avait pas ressentit cela aussi fort, ou pire, n'avait rien ressentit, et s'était laissé faire car il ne voulait pas me froisser...

Le silence s'installa dans la chambre, le temps se suspendit... Il n'y avait que lui, moi, et le silence... Une fois de plus j'aurais aimé entendre ses pensées...

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://anotherchance.forumtwilight.com

Votre Co Admin //So Sexy
avatar

Hey, mais c'est
Graham Harkness

Ta bouille :
Nombre de Messages : 96
Emploi/loisirs : Eviter d'utiliser mon pouvoir et de tuer des humains
Humeur : Comme quelqu'un qui se prend que des vents dans la gueule

MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   Mar 3 Avr - 22:48

Je me sentais infiniment revigoré par la décision que j’avais prise de couvrir Alice de ma douce assurance. Sa beauté sereine et l’amour qu’elle dispensait naturellement autour d’elle ne méritait que de recevoir la pareille. Une fois que j’eus sorti ma tirade, lentement en moi survint le doute. L’impression de chaleur que provoquait son contact grandissait en moi d’une façon presqu’inconvenante. Comment avais-je pu oublier cette part de l’affaire ? L’attirance que provoquait en moi Alice. Et puis, peut-être étais-je en train d’empiéter trop sur le caractère naturel de mon amie, peut-être n’étais-je pas encore à la hauteur, l’humain qui autrefois m’habitait était encore loin.

Car venant d’elle un câlin était logique puisque c’était le propre même de son caractère. Surtout, je l’avais remarqué dans le comportement aérien de son homologue du présent. Que j’aimais aussi. Mais cette Alice là avait une blessure, une blessure immense que je partageais. Et je savais que dans nos deuils respectifs, on pouvait trouver la joie, oui la joie d’être comprit, de se comprendre mutuellement.
Elle participa soudainement à mon étreinte en m’entourant de ses bras à son tour. La chaleur qui se créait déjà une place un peu trop conséquente à mon goût dans mon ventre, prit une place immense, gagnant tout mon dos, et même chaque partie de mon corps. Je me mordis la lèvre en inspirant malgré moi son parfum merveilleux. Elle me faisait confiance. Et je sentais à quel point elle était émue. J’ignorais si c’était simplement mes mots, ou plutôt tout ce que notre conversation avait réveillé en elle, mais elle était vulnérable car plongée dans ses émotions les plus profondes en cet instant. Et moi, malgré, mes propres émotions, malgré ma propre assurance d’il y’a un instant d’être un ami en qui elle pourrait avoir confiance, et bien je me sentais surtout tout à coup un homme.

Cela ne m’était arrivé qu’une seule fois avant. Les filles durant mon humanité m’avaient déjà attiré certes. Mais pas de façon aussi évidente. Hormis pour Hilly Lambroise. Cette humaine rencontrée dans le futur. Que malgré moi, et de façon très honteuse car je me sentais vraiment comme le pire des monstres à son contact, j’avais désiré. Je ne m’étais pas imaginée qu’une autre femme, une v-am-pire, puisse me provoquer une telle émotion. En plus forte bien sûr, car je n’avais jamais touchée Hilly comme je touchais Alice. Et puis, Alice partageais ma douleur. Honteux, j’essayais d’effacer une à une les sensations de désirs qui consumait mes membres, je me concentrais pour ne penser qu’au plaisir d’avoir une amie, de lui être agréable, de l’aider… Pourtant, mes pensées partaient inexorablement vers des chemins plus périlleux ou plus brulant si je puis dire.

Alice … J’avais toujours remarqué qu’elle avait un corps de déesse. Et avec ces longs cheveux qui cachaient sa gorge blanche je me demandais quelle douceur pouvait avoir sa peau… Me ressaisir ! C’était un ordre que je m’intimais. Pourtant, lorsqu’elle cala sa tête dans mon épaule, je me sentais presque vaincu. Quel crétin j’avais pu faire de croire qu’il suffirait de la prendre dans mes bras pour qu’ensuite nous soyons, amis, et heureux, et que nous allions jouer au baseball la minute qui suit dans le jardin. C’était vraiment oublier que malgré, tout, j’étais un homme, et que j’étais attiré par Alice et surtout, qu’elle était divinement belle et merveilleuse. Un vampire oui, mais à l’opposé du monstre que je m’étais imaginé être moi-même. Preuve que l’on peut être bon même quand sa nature s’y oppose.

Alice … Et je me retenais de glisser mes doigts dans ses cheveux d’ébènes, sur son corps de déesse sculpté dans un marbre blanc infini. Je me retenais de ces gestes qui j’ignorais mais qui me prenaient instinctivement. Je mettais toutes mes forces pour éteindre la flamme. J’essayais de penser à autre chose. Autre chose, vite autre chose. Jasper. Oui, Jasper. Un frisson me parcourue qui eut l’effet d’un geyser sur un brasier. Bonne idée de penser à lui. Après tout, Alice lui appartenait d’une façon … étrange, mais d’une certaine façon. Que penserait-il que je pose les mains sur elle ? Que penserait-il simplement, que je m’imagine poser les mains sur elle ? Car si jamais il pénétrait dans la pièce, il ressentirait vite grâce à son pouvoir, l’intensité du désir qui m’animait.

En plus, j’aimais beaucoup Jasper. C’était un homme calme, bon, intelligent, drôle, sensible, et même passionnant du fait de son pouvoir. Jasper avait beau avoir toutes ces qualités, et l’imaginer plutôt lui avait le don de me dégriser, je pris lentement une résolution. Il fallait que je lâche doucement Alice. Ensuite, je m’écarterais, prétexterais n’importe quoi pour quitter la pièce et me jeter dans une eau quelconque. Oui, m’écarter d’elle. Sauf, que le moindre mouvement me rappelait ô combien je la désirais. Rah… même le visage de Jasper ne daignait plus s’imposer dans mon esprit. Il fallait trouver mieux… Je respirais un grand coup, ma décision était prise, j’allais sortir au plus vite, avant de commettre un impair qui gâcherait notre amitié.

Mais à cet instant précis, Alice redressa le visage vers moi. Sa beauté émue me transperça. Ses prunelles dorées semblaient luire, comme de la lave incandescente. Les vampires ne pleurent pas certes. Mais, leurs yeux crépitent … avec un tel éclat que je fus terrassé par le choc que cela me provoqua. Mes yeux de vampires pouvaient mieux discerner chaque détails de ses prunelles, chaque relief lumineux, chaque éclats, chaque paillettes… Je ne respirais plus certes, et n’en avais guère besoin, mais en cet instant je me sentis étouffé par la surprise et la bouffée de désir qui revint dix fois plus intensément qu’auparavant. Je n’eus pas le temps de me demander si j’allais savoir me contrôler que ses lèvres furent sur les miennes. La surprise et l’émotion, sembla provoquer dans mon cerveau l’envoi d’une grosse boule qui roulait en écrasant tout sur son passage et en faisant tomber les derniers remparts de ma raison. Et moi qui croyais qu’on ne pouvait pas désarmer un vampire. Et moi qui croyais que mes sens humains ne reviendraient jamais. Tout ça, c’était avant Alice …

Son baiser fut court, cela me laissa hébété et seul. Elle me jaugea. Mais j’étais incapable de bouger. Comme si elle avait appuyé sur un interrupteur en moi. Savait-elle que je venais de recevoir mon premier baiser ? J’en doutais franchement …
Je ne savais même plus où j’étais. Le temps semblait s’être suspendu. Et je ne pris pas conscience de l’instant vide dans lequel nous étions plongés. Du silence qui envahissait tout, jusqu’à sûrement, la faire douter de son geste. Que voulait-il dire d’ailleurs ? Etait-ce un remerciement pour ma tendresse ? Ou une invitation ? N’étais-je pas qu’un enfant pour elle ? Et pouvait-elle deviner le feu qui m’habitais d’une façon si terrassante que je trouvais ça anormal ?

-Alice, murmurai-je en troublant la brume de doute qui voletait dans la pièce.

Ma voix semblait changée. Profonde. Entamée par le désir que je ne pouvais plus cacher. Une voix grave et masculine. Une voix qui m’était inconnue. Qu’avait réveillé Alice ???

Je ne contrôlais plus. Dans un geste presque violent, je la repris contre moi, la pressant contre mon corps cette fois, sans le ménagement amicale d’il y’avait un instant. Cette fois, c’était elle, la femme, que je voulais contre moi, à sentir tout les contours de ses formes sur mon torse, à aspirer son odeur. À me laisser envahir du désir terrible et incontrôlable. Et je pris ses lèvres, comme assoiffé de ce que je n’avais jamais osé boire sur aucune autre, je les pris dans une douceur et une force qui se mélangeait. Le vampire … l’humain… les deux étaient là. Pour faire de moi le nouvel être que j’étais. Et qui se nourrissait en cet instant, de l’âme offerte de cette jeune femme. Elle me paraissait tout à coup si réelle sous mes doigts. Et ses lèvres si délicieuses. Ce baiser si immense qu’il m’emportait … nous emportait… comme un torrent duquel on ne pouvait s’extraire… et dont j’avais peur et envie de savoir, où il m’emmènerait. Mes pensées, luttant vainement quelque part loin, très loin dans mon esprit, pour appeler en moi la raison. Plus rien n’existait quand dans mes bras, je tenais une incarnation de la perfection.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Hey, mais c'est
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Nos âmes étrangères s'allient (Pv Alice M. Cullen du futur quoi ^^)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Un Bernier nommé ministre des affaires étrangères
» Y a-t-il un ministre des affaires étrangères en Haïti ?
» Quand un électron libre et un recycleur vivant s'allient pour sauver un village.
» Plus de 85 % de l’aide étrangère à Haïti sont gérées par les ONG selon Jean Max
» Le Ministère haïtien à la jeunesse et aux sports condamne l'affront des autorité
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Forks dans l'État de Washington :: La Villa des Cullen :: Les chambres :: Chambre d’Alice et Haylee-